ZEN city, un roman d’anticipation sur la technologie RFID
Un roman de Grégoire Hervier 1
La sécurité est la plus grande ennemie des mortels
Shakespeare, Macbeth
“Dans ce petit paradis pour cadres du tertiaire que vient s’installer Dominique Dubois, statisticien trentenaire dont la principale caractéristique est d’être remarquablement moyen.
Il découvre à Zen City une utopie communicationnelle et sécuritaire, une nouvelle vie régie par le contrat « Global Life », ensemble de services proposés aux habitants de la ville pour qu’ils n’aient plus à s’inquiéter de leur quotidien ni de leur sécurité. Tout ceci grâce aux puces implantées sous la peau de chacun.
En théorie, il est possible à Zen City d’avoir toujours un réfrigérateur plein sans jamais aller au supermarché et d’être protégé 24 heures sur 24, chez soi et à l’extérieur, sans même s’en rendre compte. En théorie, rien de déplaisant ne peut arriver à Zen City.
Alors, quand une jeune et jolie collègue de Dominique Dubois est assassinée chez elle, sous le regard de tous les systèmes de sécurité, on bascule dans l’impossible. Et que dire de ce réseau de hackers qui cherche à miner de l’intérieur la Ville Transparence ?
Ce livre est le témoignage de Dominique Dubois, un des rares rescapés de ce que les médias ont appelé la «Tragédie de Zen City».”
Zen City, Grégoire Hervier critique sur le site Actualitté par Nicolas.G, 29 janvier 2009
* Découvrez le premier chapitre de Zen City sur ActuaLitté (pdf)
Pour en savoir plus :
Zen city : le blog de Grégoire Hervier consacré au livre éponyme (éditions Au Diable Vauvert).
Sur cette technologie qui permet un “contrôle total” des individus et des objets, voir notamment la page du blog de l’auteur : Pour tout savoir sur la surveillance et la RFID
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Interview de l’auteur
Pourquoi ce choix de traiter en particulier dans « Zen City » de la technologie RFID ? Que représente-t-elle pour toi ?
Grégoire Hervier
Parce que c’est la technologie qui, à mon sens, relie le mieux ces deux thématiques que sont la consommation et la surveillance généralisée. Nous allons être contrôlés par le moteur même de notre société, la consommation. C’est une technologie très simple, qui va probablement être à l’origine d’une véritable révolution. Elle est déjà présente dans nos cartes de transport (passes Navigo, Vel’lib et toutes les cartes oranges à partir du 1er février 2009) et nos passeports, des dizaines voire centaines de milliers de personnes sont déjà implantées (malades d’Alzheimer, militaires, membres du gouvernement ou hommes d’affaires au Mexique pour lutter contre les enlèvements).
De manière générale, cette technologie m’inspire beaucoup de crainte car elle est redoutable. La RFID, c’est l’alliance d’un minuscule microprocesseur sur lequel on peut graver des données et d’une petite antenne radio qui émet ces données à une certaine distance, ce qui veut dire que ces données peuvent être captées sans que celui qui en est porteur ne le sache. Les applications sont innombrables, puisque l’on peut en mettre sur à peu près n’importe quel objet solide. Le minimum d’information que l’on puisse donner est un code à 16 chiffres qui permet déjà à lui seul d’identifier chaque objet sur terre, nos chaussures, notre sac, notre caleçon. En scannant nos chaussures, nos boîtes de médicaments ou de petit pois, nous pourrons, grâce à une base de données sur Internet, tout savoir des conditions de fabrication, du transport et du bon usage de ce que nous consommons. C’est l’Internet des objets, la traçabilité de tout ce qui nous entoure. Ce peut être aussi plein d’autres choses, des cartouches d’encre qui communiquent avec les imprimantes pour éviter qu’on y installe des copies par exemple (c’est la RFID qui fait que l’on ne peut plus faire démarrer une voiture récente sans la clé). Mais il y a beaucoup plus effrayant. Aujourd’hui, les nouveaux passeports émis en France sont biométriques et équipés d’une puce RFID avec un numéro d’identification. Imaginons que demain les cartes d’identité et/ou permis de conduire en soient également pourvus, ce qui est non seulement plausible mais probable. Le port d’une pièce d’identité étant obligatoire, la police pourra scanner à distance les individus pour débusquer des clandestins, ou relever l’identité de chaque individu participant à telle ou telle manifestation…
source : Trois questions à Grégoire Hervier Marin Ledun, sur le blog Polars pourpres
« Zen City » de Grégoire HERVIER ED. AU DIABLE VAUVERT, JANV. 2009 par Pegase
La RFID, technologie du contrôle total
Total contrôle 3 (source : Total Contrôle, documentaire de 52 mn réalisé par Bruno Fay, Etienne Labroue et Xavier Muntz et diffusé sur Arte en juin 2007.
SOUS l’œil DES PUCES – La RFID et la démocratie
Des puces a priori inoffensives mais à surveiller Le Monde, 3.02.09 2
- Son premier roman Scream test a reçu le prix Méditerranée des lycéens et le prix Polar derrière les murs en 2007 [back]
- L’Afsset [Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail] rappelle aux “fabricants ou intégrateurs de systèmes RFID” qu’ils doivent s’assurer que les professionnels, comme le public, ne sont pas soumis à des expositions supérieures aux valeurs limites recommandées. Estimant que les aspects “relatifs au respect de la vie privée ne relèvent pas de la compétence de l’Afsset”, l’Agence ne les a pas abordés. Elle renvoie sur ce sujet à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) qui, en 2006, considérait que “les RFID sont des données personnelles au sens de la loi Informatique et Libertés” et que “des dispositifs techniques garantissant la neutralisation des RFID devraient donc être incorporés dès leur fabrication”. [back]

Parce que c’est la technologie qui, à mon sens, relie le mieux ces deux thématiques que sont la consommation et la surveillance généralisée. Nous allons être contrôlés par le moteur même de notre société, la consommation. C’est une technologie très simple, qui va probablement être à l’origine d’une véritable révolution. Elle est déjà présente dans nos cartes de transport (passes Navigo, Vel’lib et toutes les cartes oranges à partir du 1er février 2009) et nos passeports, des dizaines voire centaines de milliers de personnes sont déjà implantées (malades d’Alzheimer, militaires, membres du gouvernement ou hommes d’affaires au Mexique pour lutter contre les enlèvements).







