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Chine : de la peinture des rayures du cheval à l’éloge du zèbre

vendredi 07 mars 2008 No Comment

De la France-Afrique à la Chine-Afrique

Critiquée pour son soutien logistique à l’armée tchadienne lors des affrontements des 2 et 3 février dernier, Nicolas Sarkozy de passage à N’Djamena, été déclaré : “Ce n’est pas parce que c’est un gouvernement légitime qu’il peut se permettre n’importe quoi“. Poursuivant sa route jusqu’en Afrique du Sud, il a martelé avec force au Cap, devant le Parlement Sud-Africain, le principe de non-belligérence: “La France s’est interdit de s’immiscer dans les combats“.

Le président entendait ainsi poser officiellement les jalons de la nouvelle politique africaine de la France, en rupture avec la “France-Afrique” d’hier tant décriée, aujourd’hui frappée d’obsolescence dans un monde multipolaire ouvert aux vents de la globalisation.

C’est un changement sans précédent. Ce changement, il faut le poursuivre“, a insisté le président de la République. Ce fut aussi, de l’avis des observateurs, une façon de corriger l’accueil plus que mitigé de son discours de Dakar qui, sous prétexte d’appeler l’Afrique à s’ouvrir à la modernité, recyclait quelques uns des clichés les plus éculés du discours colonial sur l’immaturité des esprits africains, et leur inaptitude à “entrer dans l’Histoire”.

Le président Sarkozy a annoncé la “renégociation” de tous les accords de défense de la France en Afrique, précisant que “La France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique. L’Afrique doit prendre en charge ses problèmes de sécurité“. 1

En substance, a expliqué le président, “La notion d’accords secrets ne doit pas correspondre aux relations de la France et de l’Afrique de 2008“. “Cela ne veut pas dire qu’on se retirera de tous les pays (…) Il y a des pays qui souhaiteront qu’on reste avec une présence militaire. On restera“. Pour les autres, “on évoluera“, a-t-il conclu devant des représentants de la communauté française à Johannesbourg.

En outre, Paris n’entend plus non plus se limiter à son pré-carré francophone. “Je ne veux pas opposer l’Afrique anglophone et l’Afrique francophone. Il y a l’Afrique dans son ensemble“, a-t-il souligné. 2

A l’heure où la France n’en finit plus de tourner la page de la colonisation en remettant à plat des pratiques jugées d’un autre âge, on ne peut qu’être frappé par l’ambivalence des réactions africaines.

Nombre de dirigeants des Etats africains installés au pouvoir avec le soutien de Paris demandent à être rassurés sur les intentions de la France à leur égard, et s’inquiètent de ce réformisme volontariste qui pourrait remettre en cause leurs privilèges, sinon leur raison d’être, ainsi que l’illustre la colère d’Omar Bongo envers Paris, après qu’un reportage de France 2 ait fait l’inventaire de ses biens personnels en France.

Quant à la jeunesse africaine à laquelle entend s’adresser le chef d’Etat français, elle se cherche des modèles chez des nations plus jeunes, plus pragmatiques, dont la séduction est d’autant grande que les nouveaux partenariats, notamment ceux conclus notamment avec la Chine, sont dénués de la gangue idéologique post-coloniale censée évacuer la question de la repentance, ce qui réveille à chaque fois le soupçon de déni de colonialisme chez ceux qu’on voudrait persuader que cette page de l’histoire a été définitivement tournée.

Au moment où la France referme encore difficilement l’ère de la “France-Afrique” sans parvenir à convaincre totalement de sa sincérité (exemple : son soutien militaire “indirect” au président Idris Deby au Tchad), on assiste à la montée en puissance de la “Chine-Afrique”.

Puisque la France entend désormais élargir son champ d’action à l’Afrique toute entière, il ne fait aucun doute que la coopération et l’aide au développement français se trouvent d’ores et déjà en concurrence avec le modèle de développement économique exporté par la Chine en Afrique.

Et d’aucuns se demandent (voir infra les extraits d’article en anglais) si la Chine n’est pas en train d’inventer un modèle de développement économique, capable à terme de concurrencer la suprématie idéologique du capitalisme occidental, notamment, en s’affranchissant du prurit idéologique néo-colonial dans lequel la France continue de puiser les justifications de l’abandon d’un passé qu’elle traîne aujourd’hui avec elle, moins comme une chance, que comme un handicap.

Pourtant, en Afrique comme ailleurs, la vocation universaliste de la France trouverait à s’exprimer avec force, notamment quand il s’agit de dénoncer les conditions de travail des africains dans les entreprises chinoises que des rapports d’ONG décrivent comme étant “effroyables”. Les grèves récentes dans les mines de Zambie rachetées et exploitées par la Chine attestent de la brutalité de l’exploitation des ressources naturelles de l’Afrique.

La mise en valeur de ce continent ouvre-t-elle une nouvelle page dans l’histoire de l’exploitation des Africains dont certains sont aujourd’hui maintenus dans un état de quasi-esclavage au nom du développement économique dont les fruits sont rarement distribués à ceux qui y contribuent le plus ?

A quelques semaines de l’ouverture des jeux olympiques à Pékin, on prête naturellement une grande attention aux déclarations du chef de la diplomatie chinoise à propos des droits de l’Homme. Son discours est parfaitement rôdé. Le dialogue sur la question des droits de l’Homme doit se faire dans le respect mutuel des peuples, et les progrès en ce domaine dépendent directement des bonnes relations entre Etats qui seules permettent un approfondissement de cette question. 3)

A cet égard, la Chine porte une attention toute particulière aux initiatives des Etats qui souhaitent aborder cette question délicate de façon constructive. En d’autres termes, la Chine n’entend recevoir de leçons de personne, et n’a pas l’intention de faire amende honorable, en reconnaissant par exemple, comme l’a souligné le Congrès américain récemment, que les progrès de la Chine en matière de droits de l’Homme ne sont pas à la hauteur des engagements pris par les dirigeants chinois.

Ainsi, les démocraties devront-elles choisir entre d’une part, irriter les dirigeants chinois au nom de leurs principes et supporter les conséquences de leur insolence, et d’autre part, faire des affaires avec la Chine dans le respect mutuel des peuples, ce qui contraint les démocraties à faire des remontrances de forme qui dédouanent les gouvernants occidentaux vis à vis de leur opinion publique, tandis que les dirigeants chinois renforcent la chasse aux dissidents, afin de s’assurer du “succès” des Jeux de Pékin.

Dans ce contexte, il est donc peu probable qu’on entende la France donner de la voix à propos des droits de l’Homme bafoués en Afrique par les entreprises chinoises. Une telle ingérence aurait d’ailleurs pour effet de braquer les projecteurs de l’actualité sur certains aspects de la présence française en Afrique dont notre pays ne sortirait pas grandi, comme le montrait récemment un reportage de l’émission Envoyé Spécial sur la présence des compagnies pétrolières occidentales au Nigéria. 4

Les élites chinoises et la question démocratique : le modèle occidental n’a rien d’inéluctable

Paysages Un oeil sur la Chine – 28 février 2008

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Paradoxalement, c’est pourtant en Chine qu’on peut trouver quelques unes des réflexions les plus stimulantes sur cette nouvelle donne économique mondiale. La question démocratique est aujourd’hui ouvertement discutée par des intellectuels chinois dont la liberté est encore étroitement surveillée.

Si les idéologues chinois partisans du capitalisme d’Etat et de son exportation vers les pays permettant de sécuriser le développement économique de la Chine sont aujourd’hui dominants dans l’appareil d’Etat, des voix s’élèvent au sein de l’élite chinoise pour s’inquiéter du coût social, humain, et environnemental du développement de la Chine. A terme, une fois que l’économie chinoise aura atteint un degré suffisant de maturité, et sécurisé les approvisionnements stratégiques de son développement économique encore fragile, cette frange minoritaire d’intellectuels prônant un développement maîtrisé pourrait voir son influence grandir, accélérant le passage de la Chine d’une économie quantitative à une économie qualitative.

Quelques prémices de cette nouvelle sensibilité chinoise peuvent être trouvées dans les recommandations de certains universitaires qui ont stigmatisé la propension des entreprises chinoises à privilégier la taille au détriment de la qualité.

Dans un mélange de nationalisme mêlé de pragmatisme qui rappelle que l’ambition de la génération actuelle est de hisser la Chine au niveau de l’Amérique pour demain, la dépasser, des experts chinois insistent sur le fait que contrairement à une conviction bien ancrée en Occident, la démocratie libérale n’est pas une fatalité inéluctable pour la Chine, et que cette dernière devrait forger son propre modèle d’organisation politique, plutôt que d’importer un modèle politique étranger à son histoire, et à la mentalité de son peuple. Pour ces derniers, la Chine ne trouverait qu’avantage à refuser d’adopter le modèle démocratique occidental. 5

A l’opposé, d’autres intellectuels chinois soutiennent que l’Etat communiste est le meilleur garant de la stabilité nécessaire à cette transition inéluctable du modèle communiste vers le modèle capitaliste indissociable de l’exercice de la démocratie. Et ces derniers de souligner les expérimentations chinoises de démocratie locale qui ont été menées, notamment dans la région du Sichuan. Certains n’y ont vu qu’une habile propagande menée par des cadres locaux souhaitant se faire un nom politique au niveau régional, mais des universitaires soulignent la diversité des initiatives et de leur résultats, preuve que l’intérêt de la démarche déborde largement le seul aspect théorique de la démarche.

Mieux encore, certains considèrent que la Chine a déjà entamé sa grande marche économique vers le capitalisme démocratique, mais qu’il ne faut pas l’affirmer, de peur de rompre la stabilité indispensable au développement harmonieux de la société chinoise.

A l’instar de monsieur Jourdain qui faisait de la prose dans le savoir, les chinois seraient capitalistes sans le dire, mais rien ne doit contredire la fiction qu’ils vivent toujours dans un régime communiste. Au besoin, dit un intellectuel, en reprenant une vieille histoire chinoise, si les zèbres capitalistes font la fortune de la Chine, l’Etat chinois peindra des rayures sur la robe des chevaux chinois, mais la sagesse commande de ne vanter les avantages du zèbre que lorsque le peuple aura été convaincu pendant de longues années de sa supériorité par rapport au cheval.

En somme, qu’on refuse le capitalisme démocratique pour des raisons idéologiques ou qu’on s’accommode du capitalisme d’Etat dirigé par le parti communiste, la démocratie occidentale n’aurait rien d’inéluctable en Chine.

Certains ironisent à propos de cette Chine qui pratique et exporte un capitalisme d’Etat d’une brutalité qui n’est pas sans rappeler les pires aspects de la révolution industrielle du XIXème siècle en Occident. Comment un pays qui devient une puissance mondiale incontournable peut-elle prétendre être encore communiste, et vivre dans un tel mensonge auquel, du reste, plus personne ne croit ?, demandent-ils.

Les sinophiles trouveront aisément une sage réponse dans la culture millénaire de la Chine. Mais que dire aux autres ?

A la veille de la Journée internationale de la Femme, on pourrait par exemple rappeler qu’au moment du vote de la loi préparée par Lucien Neuwirth, de peur de prononcer le mot avortement, on décida, afin de ménager les mentalités heurtées par l’idée de contraception, que les maisons du planning familial porteraient le nom de maison de “la maternité heureuse“. Une preuve parmi d’autres, que la sagesse française, sait elle aussi, quand cela est nécessaire, peindre des rayures sur la robe du cheval, dans l’attente de pouvoir faire l’éloge du zèbre.

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Le Grand jeu de la Chine en Afrique

Le principe a été réaffirmé en novembre 2006 lors du premier sommet Chine-Afrique :

« La Chine oeuvre à établir et à développer un nouveau type de partenariat stratégique marqué par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération dans un esprit gagnant-gagnant sur le plan économique. » 6

Selon les statistiques du ministère chinois du Commerce, les échanges entre la Chine et l’Afrique sont passés à 55 milliards de dollars en 2006 avec 2,1 milliards de déficit commercial du côté chinois contre 12 millions de dollars en 1950. L’Afrique est devenue le troisième plus grand partenaire commercial de la Chine. En 2006, les investissements directs de la Chine en Afrique ont atteint 6,64 milliards de dollars, comprenant les projets de télécommunications, de stations électriques, de protection des eaux, de transport, d’agriculture et d’industrie.
La Chine a instauré en juin 2007 un Fonds de développement sino-africain doté d’un capital de départ d’1 milliard de dollars, et qui va passer à 5 milliards de dollars. 7

Voyage des correspondants de xinhuanet en Afrique

Les prix des métaux au plus haut

Le cuivre, très utilisé en électricité, vient d’atteindre les 8.700 dollars la tonne, son plus haut niveau en 22 mois. Le plomb, dont l’industrie des batteries représente 70% des débouchés, se négocie autour de 3.400 dollars, revenant vers son pic historique de 3.890 la tonne inscrit en octobre 2007. La tonne d’aluminium a rebondi d’environ 20% depuis le début de l’année et dépasse maintenant 3.200 dollars. Le nickel lorgne les 34.000 dollars la tonne tandis que l’étain touche des plus hauts records à plus de 19.000 dollars la tonne, soit un rebond de 17% depuis le début de l’année. 8

* Zambie 9

* Mauritanie 10

* Tanzanie 11

La méthode chinoise, antithèse du monde occidental

“En surface, la Chine constitue l’antithèse même de l’Occident. D’abord, elle n’a pas de passé colonial en Afrique pour corrompre les bonnes relations. En fait, depuis la Seconde Guerre mondiale, la Chine a réussi avec succès à rompre avec son passé colonial. Ensuite, la Chine n’a pas de gouvernement démocratiquement élu et elle a réussi à s’industrialiser, au point d’avoir extirpé la majorité de sa population de la pauvreté extrême. Pour une partie des élites africaines, elle incarne un modèle qui prouve que la démocratie ne constitue pas un prérequis au développement économique. 12

De plus, la Chine ne se soucie guère des orientations politiques de ses partenaires, à part le fait d’exiger une condamnation sans appel de Taïwan. Le pays ne tente pas d’imposer un modèle en matière d’économie ou de gouvernance. Sans compter qu’elle ne craint pas les risques lorsque les occasions d’affaires se présentent. Finalement, la Chine s’évertue à se distinguer des Occidentaux en insistant pour se présenter comme une avenue à travers laquelle les pays africains peuvent desserrer les liens avec l’Occident. La preuve en est que la Chine est parvenue à procurer du financement à une échelle jamais vue sur le continent, en plus de mener à terme un grand nombre de projets d’infrastructures.” 13

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Zebras and horses : a chinese vision of “dual-track pricing”

Highlights from the article : China’s new intelligentsia Prospect UK Mark Leonard / Despite the global interest in the rise of China, no one is paying much attention to its ideas and who produces them. Yet China has a surprisingly lively intellectual class whose ideas may prove a serious challenge to western liberal hegemony

In Beijing there is nothing inexorable about liberal democracy

As free market ideas have spread across the world, liberal democracy has often travelled in its wake. But for the authorities in Beijing there is nothing inexorable about liberal democracy. One of the most surprising features of Chinese intellectual life is the way that “democracy” intellectuals who demanded elections in the 1980s and 1990s have changed their positions on political reform.

Chinese democracy “à la carte”

“Chinese thinkers argue that all developed democracies are facing a political crisis: turnout in elections is falling, faith in political leaders has declined, parties are losing members and populism is on the rise. They study the ways that western leaders are going over the heads of political parties and pioneering new techniques to reach the people such as referendums, opinion surveys or “citizens’ juries.” The west still has multi-party elections as a central part of the political process, but has supplemented them with new types of deliberation. China, according to the new political thinkers, will do things the other way around: using elections in the margins but making public consultations, expert meetings and surveys a central part of decision-making. This idea was described pithily by Fang Ning, a political scientist at the Chinese Academy of Social Sciences. He compared democracy in the west to a fixed-menu restaurant where customers can select the identity of their chef, but have no say in what dishes he chooses to cook for them. Chinese democracy, on the other hand, always involves the same chef—the Communist party—but the policy dishes which are served up can be chosen “à la carte.”

A village of zebras named Shenzhen

“Deng Xiaoping pointedly declared that “some must get rich first,” arguing that the different regions should “eat in separate kitchens” rather than putting their resources into a “common pot.” As a result, the reformers of the eastern provinces were allowed to cut free from the impoverished inland areas and steam ahead.”

“The new right was at the heart of China’s economic reforms in the 1980s and 1990s. Zhang Weiying has a favourite allegory to explain these reforms. He tells a story about a village that relied on horses to conduct its chores. Over time, the village elders realised that the neighbouring village, which relied on zebras, was doing better. So after years of hailing the virtues of the horse, they decided to embrace the zebra. The only obstacle was converting the villagers who had been brainwashed over decades into worshipping the horse. The elders developed an ingenious plan. Every night, while the villagers slept, they painted black stripes on the white horses. When the villagers awoke the leaders reassured them that the animals were not really zebras, just the same old horses adorned with a few harmless stripes. After a long interval the village leaders began to replace the painted horses with real zebras. These prodigious animals transformed the village’s fortunes, increasing productivity and creating wealth all around. Only many years later—long after all the horses had been replaced with zebras and the village had benefited from many years of prosperity—did the elders summon the citizenry to proclaim that their community was a village of zebras, and that zebras were good and horses bad.

Zhang Weiying’s story is one way of understanding his theory of “dual-track pricing,” first put forward in 1984. He argued that “dual-track pricing” would allow the government to move from an economy where prices were set by officials to one where they were set by the market, without having to publicly abandon its commitment to socialism or run into the opposition of all those with a vested interest in central planning.”

A new world-view … a recognisable Chinese model

China is not an intellectually open society. But the emergence of freer political debate, the throng of returning students from the west and huge international events like the Olympics are making it more so. And it is so big, so pragmatic and so desperate to succeed that its leaders are constantly experimenting with new ways of doing things. They used special economic zones to test out a market philosophy. Now they are testing a thousand other ideas—from deliberative democracy to regional alliances. From this laboratory of social experiments, a new world-view is emerging that may in time crystallise into a recognisable Chinese model—an alternative, non-western path for the rest of the world to follow.


  1. Paris compte actuellement environ 9.000 hommes sur le continent et des bases permanentes à Djibouti, au Sénégal et au Gabon, plus deux bases au Tchad et en Côte d’Ivoire. [back]
  2. Sarkozy acte la “nouvelle politique africaine de la France” La Tribune, 29/02/08 [back]
  3. Guerre économique franco-chinoise en Afrique centrale: déclinaisons tactiques, Guy Gweth 22 janvier 2008
    Intelligence économique & rivalités des puissances en Afrique 2 mars 2008 par gweth (http://gwethguy.wordpress.com [back]
  4. Carnet de route Nigéria, la malédiction de l’or noir Un reportage de Philippe Levasseur et David Geoffrion. Jeudi 17 janvier à 20h50
    La Chine, le pétrole et l’Afrique L’or noir avant les droits de l’Homme “> .afrik.com 28 avril 2006 [back]
  5. Cette Chine peu soucieuse de démocratie est au coeur de l’ouvrage subversif de Jiang Rong (un pseudonyme), 61 ans, professeur d’économie et d’histoire à Pékin, auteur du best-seller chinois « Le Totem du loup » vendu à 20 millions d’exemplaires. Le romancier se sert de l’exemple des Mongols, libres et courageux comme le loup, pour critiquer l’esprit moutonnier de ses compatriotes. “Fondamentalement, les Chinois restent des conservateurs y compris dans leurs valeurs. Ils sont peu épris de liberté, donc faibles, et sans esprit d’indépendance, sans soif de démocratie », expliquait Jiang Rong en novembre dernier”. (…) La charge est violente. Mais plus pour le peuple chinois que ses dirigeants. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle le livre n’a pas été censuré. Il a même su séduire certains esprits dans les hautes sphères du pouvoir : plusieurs ministres en ont fait leur livre de chevet et l’armée aurait fait les plus gros achats ! Les officiers espèrent ainsi convaincre leurs troupes d’adopter la stratégie du loup, tout comme des dizaines de milliers de chefs d’entreprise.” « Le Totem du loup », le plus incroyable succès d’édition chinois Aujourd’hui la Chine, 20/2/2008 par Mathilde Bonnassieux [back]
  6. Le grand jeu de la Chine en Afrique J.-P. Thompson – 26 septembre 2007 www.alternatives.ca [back]
  7. LA CHINE ET L’AFRIQUE CONCLUENT UN NOUVEAU PARTENARIAT SUR LA BASE DE LEUR AMITIÉ ANCIENNE 2007/09/20 Par Chang Ailing (China Features) www.ambchine.mu [back]
  8. Avec la Chine, cuivre et plomb valent de nouveau de l’or 06/03/2008 Le Point [back]
  9. Zambie : grève et émeute dans une mine de cuivre le blog finance Par Elisabeth Studer le 4 mars 2008

    Zambia-China Mulungushi Textiles (joint venture Qingdao Textile & Zambia Ministry of Defence) Business and Human Rights Resource Centre
    Le président chinois annonce de copieux investissements en Zambie www.chine-informations.com 05 février 2007 Yahoo! Finances
    Les Africains redoutent un partenariat gagnant-perdant avec la Chine 1er février 2007, par Saïd Aït-Hatrit
    Chine-Zambie : Un partenariat gagnant-gagnant ou gagnant-perdant ?
    Zambia, China in joint mineral deal 28/02/08
    La Chine et la Zambie conviennent de renforcer la coopération bilatérale ZAMBIE – 4 février 2007 [back]

  10. Mauritius, providing China with a “trading hub” that will give 40 Chinese businesses preferential access to the 20-member state common market of east and southern Africa stretching from Libya to Zimbabwe, as well as access to the Indian ocean and south Asian markets. [back]
  11. The third zone—a “shipping hub”—will probably be in the Tanzanian capital, Dar es Salaam. Nigeria, Liberia and the Cape Verde islands are competing for two other slots. In the same way that eastern Europe was changed by a competition to join the EU, we could see Africa transformed by the competition to attract Chinese investment.
    Le chemin de fer Tanzanie-Zambie, un monument perpétuel Wang Qinmei — www.chinafrique.com [back]
  12. Pour la Chine, le développement est l’objectif suprême qui transcende toutes les autres conditionnalités. Quelques technocrates occidentaux ont critiqué la nouvelle politique chinoise en lui reprochant de compromettre les efforts de rigueur prêchés par l’Occident. Cette critique est illégitime“, a souligné Koffi Souza dans son article. “L’Afrique a besoin d’être aidée et non d’être enfermée“. “Le monde occidental a construit un système d’aide fait de conditionnalités d’exigences de surplus démocratique, de qualité de gouvernance, de gestion financière, de contrôle des dépenses. Aucune de ces exigences prise isolément n’est anormale, mais lorsqu’elles sont, comme c’est souvent le cas, additionnées, on aboutit à une mise sous tutelle du pays bénéficiaire de l’aide“. “Les rapports internationaux sont devenus multipolaires et l’Afrique est un continent ouvert qui doit tirer le meilleur parti des relations internationales. Il n’existe plus de chasse gardée sur le continent africain mais une société ouverte où une saine compétition doit permettre d’apporter le meilleur aux populations“. La politique chinoise sur l’Afrique défendue par la presse togolaise 2006-11-17 [back]
  13. Le grand jeu de la Chine en Afrique (extraits) J.-P. Thompson – 26 septembre 2007 — Journal Alternatives » 2007 » Volume 14 – No. 02 [back]


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