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Mai 68

samedi 22 mars 2008 Aucun Commentaire  n 23482

Daniel Cohn-Bendit 14 mai 1968

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Chronologie des évènements de Mai 68

Chronologie du mouvement de mai-juillet 1968 :

Mai-68.fr 1968-2008 : retour aux sources

Les évènements de 1968, de janvier à décembre…

La libération de la parole et la contestation de l’autorité

Gilles Caron Daniel Cohn-Bendit, mai 1968.

«Hier, de 17h20 à 17h40, M. Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports, a visité le nouveau centre sportif de la faculté, 2, rue de Rouen, à Nanterre. Le ministre a posé des questions techniques à l’architecte, notamment sur les installations de chauffage et la ventilation ainsi que sur le système de purification de l’eau. À la sortie de M. Missoffe, une cinquantaine d’étudiants qui l’attendaient ont poussé des cris hostiles. Le ministre a voulu engager le dialogue. Un étudiant d’origine allemande, M. Marc Daniel Kohn-Bendit (sic) a alors pris la parole pour lui demander de discuter du problème sexuel. Le ministre a cru qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Toutefois, l’étudiant a insisté et a déclaré que “la construction d’un centre sportif était une méthode hitlérienne, destinée à entraîner la jeunesse vers le sport, pour la détourner des problèmes réels, alors qu’il faut avant tout assurer l’équilibre sexuel de l’étudiant”.»

Rapport des Renseignements généraux (RG)
Archives secrètes de la police
Janvier 1968

Les maximes de Mai 68

Le soulèvement étudiant réveille la conscience de tout un pays

source : Conservatoire des mémoires étudiantes :
Tracts, mai 1968
(www.cme-u.fr)


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Mai 68 et les intellectuels versus l’histoire orale Ecole des Chartes 1

Professeurs et étudiants inventent une autre université

Reproduction d’extraits d’articles de professeurs de droit parus dans le journal “Le Monde”

source : Conservatoire des mémoires étudiantes :
Tracts, mai 1968
(www.cme-u.fr)

Sur le mouvement étudiant : consulter les tracts issus du fonds Maupéou-Abboud, conservé à la BDIC de Nanterre
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Le Parti communiste français contre la révolution gauchiste

“En réalité, le choix à faire en mai était le suivant : Ou bien agir en sorte que la grève permette de satisfaire les revendications essentielles des travailleurs et poursuivre, en même temps, sur le plan politique, l’action en vue de changements démocratiques nécessaires dans le cadre de la légalité. C’était la position de notre parti. Ou bien se lancer carrément dans l’épreuve de force, c’est-à-dire aller à l’insurrection, y compris en recourant à la lutte armée en vue de renverser le pouvoir par la force. C’était la position aventuriste de certains groupes ultra-gauchistes. Mais comme les forces militaires et répressives se trouvaient du côté du pouvoir établi et que l’immense masse du peuple était absolument hostile à une pareille aventure, il est évident que s’engager dans cette voie c’était tout simplement conduire les travailleurs au massacre et vouloir l’écrasement de la classe ouvrière et de son avant-garde : le parti communiste. Eh bien ! non, nous ne sommes pas tombés dans le piège. Car là était le véritable plan du pouvoir gaulliste.”

Waldeck-Rochet, secrétaire général du PCF (juillet 1968) 2

Le “politiquement correct” 40 ans après

(…) “Or qu’est-ce qu’être « politiquement correct » en Europe, quarante ans après Mai 68 ? C’est être de gauche pour les gens de droite, ou rester constructif pour les nihilistes et autres cyniques de tous bords. Si la révolte démocratique, le goût de la justice ou la simple générosité relèvent du « politiquement correct », alors vive ça…

Je me suis éloigné très vite, pour ma part, de la pensée clanique du groupuscule progressiste auquel j’ai adhéré en 1966, parce que très vite diverses choses m’ont dérangé dans nos soirées enfumées: la hargne autoritaire des tenants du dogme, la surveillance mutuelle au nom de ceux-ci et la langue de bois, que je dirais plutôt langue de fer. (…)

En mai 68, nous avons débarqué, petite troupe estudiantine en procession de 2CV chargées de précieux stocks de plasma sanguin pour « nos camarades des barricades », en pleine Sorbonne nocturne en proie à toutes les agitations fébriles, entre rumeurs (« Les fumiers de flics ont violé une militante du côté de l’Odéon ! » – « J’crois bien que j’ai vu Sartre passer dans la cour ! » et débats à n’en plus finir dans les auditoires, où j’ai découvert que la parole se transmettait à qui détenait le bâton. Des balais faisaient aussi l’affaire. Avais-tu quelque chose d’important à dire ? Tu t’arrangeais pour choper le bâton ou le balai, et c’était parti pour une nouvelle harangue. La nuit entière y a passé…

Ce qui m’a frappé, dès le lendemain matin, c’est mon incapacité à gober ce qui se disait et se répétait de trottoirs en terrasses: que ça y était, que la Révolution était faite, que plus jamais ce ne serait comme avant.

Or notre idéologue en chef nous attendait, au retour, avec un sourire de travers, comme à une fin de récréation. Lui non plus ne croyait pas que la révolution fût déjà faite. Du plus sérieux se préparait d’ailleurs, plus ou moins dans le secret, à quelques mois du virage trotskiste de ce qui deviendrait la Ligue marxiste révolutionnaire. 3

Politiquement suspects ? dans Carnets de JLK 20.03.2008

Mai 68 : des évènements à la mémoire

Cohn-Bendit explique pourquoi il a refusé d’aller à Nanterre, commémorer les évènements de Mai 68. Et d’ajouter qu’il n’aurait rien dit si le “mari de Carla Bruni” ne s’était pas attaqué à mai 68 pendant sa campagne électorale : Dany Cohn Bendit face aux 20 ans de 2008 1/5 Durée : 07:11

«22 mars 1968 : l’émergence de Cohn-Bendit» Le Figaro, Propos recueillis par Laure Daussy
21/03/2008

Il y a 40 ans débutait Mai 68, contre une société qui craquait de partout

Mai 68 : une montagne de pavés en librairie 22.03.08 4

La “rupture” Sarkozienne : tentative de liquidation rétrospective d’un passé qui est toujours vivant dans l’imaginaire social

L’utopie soixante-huitarde vieilli, mais ceux qui l’ont abandonnée pour conquérir le pouvoir capitaliste qu’ils conspuaient dans leur jeunesse gardent pour leur passé une nostalgique tendresse. Cette génération qui a connu l’ivresse de la révolution festive et le confort matériel aura pris le meilleur de chaque époque. L’ironie, c’est que les plus féroces détracteurs de l’idéologie de Mai 68 qui pointent aujourd’hui l’immobilisme doctrinal d’une Gauche qui n’a toujours pas fait son aggiornamento, en sont également sociologiquement les héritiers, jusque dans leur vocabulaire politique. Ne parle-t-on pas de “Grenelle” de l’environnement ?

Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé le 29 avril 2007 à Bercy, a affirmé vouloir tourner la page de mai 68.

Extraits :

… «La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler […]. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d’une campagne présidentielle

« Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid […]. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître […], proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit. »

Plus loin, à propos des dérives du capitalisme financier :

« Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68 ».

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Archives / documents

Slogan de mai 68 : “Imagine : c’est la guerre et personne n’y va !”

Media ‘68

Culture 68

Paris, Mai 68 Sélection de films sur les événements de mai 68 (Forum des images)

1968, année théâtrale (voir le diaporama qui “essaie de donner à voir la production éditoriale francophone de l’année 1968 dans trois domaines de la littérature dramatique : les pièces, les revues, les essais.)


  1. Les 23 et 24 octobre 2008 se tiendra au Collège de France, sous le haut parrainage de Mme la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, un colloque ayant pour titre « Le Mai 68 des historiens : entre identités narratives et histoire orale », placé sous l’égide de l’École nationale des chartes, du CNRS – Institut d’histoire du temps présent (IHTP), de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et du Collège de France [back]
  2. mai 1968 : tout était possible ! 4 octobre 2000 Pouvoir ouvrier, section française de la LICR [back]
  3. Ligue Marxiste Révolutionnaire (LMR) & Parti Socialiste Ouvrier (PSO) www.republique.ch [back]
  4. La France des années 1968 – Une encyclopédie de la contestation Collection “Utopie Critique” [back]
Catégorie : Histoire, Société

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