Culture de la sensation
Le journalisme reflète son époque, il ne la dirige pas
“Le reporter est né du désir de paraître, que nous avons tous maintenant, de la réclame qui nous harcèle, de l’amour de la publicité qui nous talonne. Nous, gens politiques, artistes, gens du monde, nous avons inventé le reporter, par le besoin immodéré qui nous pousse à ce que le public soit informé au jour le jour de nos actes, de no succès et de nos habits. Nous constituons un état moral, un cas de vanité progressive, auquel nous avons forcé des gens à se soumettre et d’en tirer profit. D’ailleurs, le journalisme reflète son époque, il ne la dirige pas et ne peut pas la diriger. On se plaint beaucoup de la décadence de la presse, mais la presse est au niveau intellectuel et moral du public. Si le niveau s’abaisse, la presse s’abaisse; si le niveau s’élève, elle s’élève. Pour le moment, le niveau est bas….Que voulez-vous faire à ça ? Ce qu’il y a de très curieux, par exemple, c’est le reportage parlementaire. Oh, celui-là, c’est autre chose ! Avez-vous une idée de sa puissance ? Eh bien c’est lui qui gouverne aujourd’hui, lui seul, vous entendez bien.
(…) Lisez trois journeaux de nuances différentes et vous serez étonnés sous l’adaption obligatoire à des opinions contraires de retrouver des mêmes nouvelles présentées sous le même jour“.
Octave Mirbeau, Le Gaulois, 30 mai 1886
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Consensus sur la “sensation”
Selon un sondage CSA du 24 juin 2009, la nomination de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture est bien « la » sensation du remaniement ministériel : 70 % des personnes interrogées applaudissent à ce nouveau signe d’ouverture. 82 % des sympathisants de droite approuvent sa nomination. 69 % des électeurs de gauche approuvent. 1
Frédéric Mitterrand, le ministre en scooter
Remaniement – Mitterrand, entre excuses et passation de pouvoirs TF1 24/06/2009
Frédéric Mitterrand, le gros coup médiatique revue de presse européenne sur le blog Arrêt sur les mot
Comment Frédéric Mitterrand a gagné l’amitié de Sarkozy ?
Réponse : grâce à une carte postale de Rantanplan :
Frédéric Mitterrand :
“J’ai simplement adressé à l’Élysée une carte postale avec l’image du chien de Lucky Luke en lui disant que j’en avais marre d’être le Rantanplan du président de la République !
Ensuite pendant au moins dix jours, ce dernier n’a cessé de monter la carte en disant : “Regardez ce que ce fou de Mitterrand m’a envoyé !” Cette discrétion a sans doute joué favorablement pour mon arrivée à la direction de la Villa Médicis, institution qu’il a d’ailleurs visitée le 24 février dernier. Et l’histoire de la carte postale nous a installés dans une relation agréable qui continue aujourd’hui.» 2
- Mitterrand à la Culture : 70% des Français approuvent Le Parisien, Henri Vernet 25.06.2009 [back]
- Propos recueillis par Éric Biétry-Rivierre et Sébastien Le Fol 24/06/2009 LE FIGARO [back]









