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Réthorique et politique de l’image : des outils pour trancher

jeudi 31 janvier 2008 No Comment

Loin d’être devenue inutile du fait de la structure autocratique du gouvernement de l’Empire tardif, la rhétorique fleurissait littéralement dans ses nombreuses failles. Parce que la rhétorique transformait les rugissements d’un organisme politique incontrôlé en musique classique édifiante. Elle présentait aux contemporains bien élevés l’image puissante d’un monde politique rendu cohérent non par la force, la collusion et le favoritisme, mais par les logoi, la magie ancienne et efficace des mots grecs. Les empereurs et les gouverneurs s’inclinaient, non parce qu’ils étaient souvent peu sûrs d’eux-mêmes, mal informés ou faciles à corrompre; mais parce qu’ils avaient été sensibles à la grâce absolue et à la sagesse de discours soigneusement construits. Les gouverneurs ne se cherchaient pas des alliés ou ne respectaient pas les intérêts bien établis par peur de l’isolement ou par intuition que le système fiscal romain tardif fonctionnait au mieux dans la collusion avec les riches. Mais parce que leur culture raffinée les conduisait à voir dans les notables locaux, hommes de la paideia, des alliés “naturels”, des compagnons par l’esprit. (pp. 50-51)1

“Pouvoir et persuasion…” Peter Brown (1. empire, cités, élites, rhétorique) (publié sur le blog Cercamon)

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« Nous voilà autrement dit dans la troublante position de n’avoir plus, pour trancher en politique, que les plus fragiles, les plus incertains outils. Il est temps, peut-être, d’écrire des traités de morale » 2

B. Henri-Lévy, La barbarie à visage humain, Paris, Figures Grasset, 1977, p. 221.

Exemple : voir chez Versac

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Disney 3

cf : “Tout est là4

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  1. Pouvoir et persuasion dans l’Antiquité tardive: vers un Empire chrétien / Peter Brown, trad. Pierre Chuvin.- Paris: Le Seuil, 1998 [1992] [back]
  2. L’obscénité démocratique ? Régis Debray. 30 janvier 2008 sur le blog : Critique, et critique de la critique [back]
  3. Pour Stéphane Rozès (CSA), c’est la conjonction des deux qui provoque l’ampleur de la dégringolade. «La vie privée, c’est de l’ordre de la symbolique spirituelle, souligne-t-il, et le pouvoir d’achat, c’est le contenu temporel de l’action politique.» «Quand le président de la République donne l’impression d’esquiver le problème du pouvoir d’achat, qui est la clé de son discours sur le mérite et le travail, il n’a plus la ressource de se draper dans la fonction présidentielle qu’il est censé incarner», résume Rozès. — Pouvoir d’achat et vie privée font encore chuter Sarkozy François WENZ-DUMAS LIBERATION : jeudi 31 janvier 2008

    - L’opinion sur la place accordée par les médias à Nicolas Sarkozy

    Question : Diriez-vous que les médias accordent trop de place, pas assez de place ou la place qu’il faut…
    … à l’action politique de Nicolas Sarkozy : TROP 52 %
    … à la vie privée de Nicolas Sarkozy : TROP 93%

    Baromètre de confiance des Français dans les médias TNS-SOFRES Enquête réalisée les 16 et 17 janvier 2008 pour La Croix auprès d’un échantillon national de 1000 personnes selon la méthode des quotas [back]

  4. où bien ici : Baromètre politique TNS-SOFRES Enquête réalisée les 2 et 3 janvier 2008 pour le Figaro-Magazine ( – Les priorités actuelles et l’action du gouvernement – Le climat politique et social – Les personnalités et les partis politiques) [back]


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