<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Netlex Focus &#187; Idées &amp; opinions</title>
	<atom:link href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.netlexfrance.net</link>
	<description>actualité française et internationale</description>
	<lastBuildDate>Tue, 21 Feb 2012 12:00:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=</generator>
<image><title>Netlex Focus</title><url>http://yourimg.url/</url><link>http://www.netlexfrance.net</link></image><image><title>Netlex Focus</title><url>http://www.netlexfrance.net/images/netlexlogo3.jpg</url><link>http://www.netlexfrance.net</link><width>166</width><height>166</height><description>Netlex Focus - http://www.netlexfrance.net</description></image>		<item>
		<title>&#8220;Sarko m&#8217;a tuer&#8221; : nouvelle polémique autour de l&#8217;affaire Bettencourt</title>
		<link>http://www.netlexfrance.net/2011/09/01/sarko-ma-tuer-nouvelle-polemique-autour-de-laffaire-bettencourt/</link>
		<comments>http://www.netlexfrance.net/2011/09/01/sarko-ma-tuer-nouvelle-polemique-autour-de-laffaire-bettencourt/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 07:36:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>netlex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées & opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Bettencourt]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.netlexfrance.net/?p=919</guid>
		<description><![CDATA[<p><H4>&#8220;SARKO M&#8217;A TUER&#8221;</H4></p>
<p><strong>La déclaration</strong></p>
<div id="attachment_908" class="wp-caption alignleft" style="width: 388px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/09/sarkomatuer.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/09/sarkomatuer.jpg" alt="Sarko m&#039;a tuer" title="Sarko m&#039;a tuer" width="378" height="334" class="size-full wp-image-908" /></a><p class="wp-caption-text">Sarko m&#039;a tuer 31.08.11</p></div>
<p>La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a instruit un volet de l&#8217;affaire Bettencourt, puis en fut dessaisie, accuse directement Nicolas Sarkozy d&#8217;avoir reçu des espèces chez Liliane Bettencourt avant son élection en 2007 dans un livre publié le 31.08.11 par deux journalistes intitulé <a href="http://www.editions-stock.fr/livre/stock-382519-Sarkozy-m-a-tuer-hachette.html">Sarko m&#8217;a tuer</a><sup><a href="#footnote-1-919" id="footnote-link-1-919" title="See the footnote.">1</a></sup>, ce que l&#8217;Elysée a démenti, ainsi que l&#8217;ex-infirmière citée par la juge <sup><a href="#footnote-2-919" id="footnote-link-2-919" title="See the footnote.">2</a></sup>.</p>
<p> &#8220;<em>Outre ses déboires connus avec le procureur Philippe Courroye, les pressions de toutes sortes, elle [la juge] confesse avoir été «frappée par la peur des témoins». Peur de quoi, de qui ? «Peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy</em>», (&#8230;) «L’un d’eux m’a dit qu’il avait vu des remises d’espèces à Sarko.» &#8221; <sup><a href="#footnote-3-919" id="footnote-link-3-919" title="See the footnote.">3</a></sup></p>
<p><strong>Quels motifs ?</strong></p>
<blockquote><p>Simone :<strong> Comment expliquez-vous le comportement de Mme Prévost-Desprez, magistrate faut-il le rappeler, qui vous communique une telle information recueillie par sa greffière entre deux portes ?</strong></p>
<p>Gérard Davet et Fabrice Lhomme :<em> Madame Prévost-Desprez a manifestement été écœurée par les manœuvres du pouvoir via le procureur de Nanterre pour l&#8217;empêcher d&#8217;enquêter <sup><a href="#footnote-4-919" id="footnote-link-4-919" title="See the footnote.">4</a></sup>. C&#8217;est ce qui explique qu&#8217;elle ait aujourd&#8217;hui envie de vider son sac.</em></p>
<p>Noël : <strong>La magistrate ne devait-elle pas dénoncer ces faits au parquet ? N&#8217;est-ce pas une obligation déontologique ?</strong></p>
<p>Gérard Davet et Fabrice Lhomme : <em>Encore une fois, à partir du moment où ces confidences ont été recueillies hors procès-verbal, elles ne pouvaient pas être utilisées judiciairement. Par ailleurs, la juge entretient des relations tellement exécrables avec le Parquet, qu&#8217;elle soupçonne de protéger le pouvoir, que toute communication entre les deux parties était absolument impossible.</em></p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/politique/chat/2011/08/31/sarko-m-a-tuer-les-revelations-d-un-livre_1565616_823448.html">La juge Prévost-Desprez &#8220;a été écœurée par les manœuvres du pouvoir&#8221;</a> Le Monde, 31.08.11</p></blockquote>
<p><strong>Une affaire qui fera juridiquement Pschitt, et qui marque politiquement le début de la campagne électorale</strong></p>
<p>Le parquet de Nanterre a déclaré mercredi qu&#8217;«<em>à aucun moment, le parquet n&#8217;a été informé de ces faits supposés et il est très surpris que ces allégations n&#8217;aient pas suivi la procédure normale. Il convenait de les retranscrire à l&#8217;issue immédiate de l&#8217;audition pour les porter à la connaissance du procureur de la République afin qu&#8217;il puisse apprécier les suites à donner</em>». </p>
<p>&#8220;<em>Dans une affaire de ce genre, et surtout à partir du moment où on décide de le dire aux auteurs, la moindre des choses était d&#8217;acter ce propos, même si le témoin qui l&#8217;a murmuré ne le souhaite pas</em>&#8220;, a estimé mercredi sur Europe 1 <a href="http://www.philippebilger.com/blog/">Philippe Bilger</a>, avocat général près la cour d’appel de Paris.&#8221;<em>Car aujourd&#8217;hui, cette phrase n&#8217;a aucune portée probatoire&#8221; a ajouté le magistrat. &#8220;Qu&#8217;on soit président ou citoyen de base, on ne peut pas être mis en cause par des procédés de cette nature</em>&#8220;.</p>
<p><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkt5bh"></iframe><br />
<a href='http://www.dailymotion.com/video/xkt5bh_bilger-quot-il-fallait-acter-ce-propos-quot_news?start=23#from=embed' >Bilger : il fallait acter ce propos</a>  Le magistrat Philippe Bilger revient sur les propos rapportés par Isabelle Prévost-Desprez &#8211; Europe 1, 31.08.11</p>
<p>Quant à Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, il déclare :</p>
<p>&#8220;<em>J&#8217;ai écouté un des auteurs</em> (de Sarko m&#8217;a tuer, ndlr) <em>sur une radio, on lui a posé la question de savoir s&#8217;il avait vérifié et il a répondu avec une espèce de naïveté qui m&#8217;a stupéfait: &#8216;non</em>&#8221; (&#8230;) &#8220;<em>on est dans l&#8217;ordure et cela laisse mal augurer de la campagne future&#8221;. &#8220;C&#8217;est une opération politicienne et je regrette que certains leaders socialistes aient mis les mains dans le cambouis</em>&#8221; <sup><a href="#footnote-5-919" id="footnote-link-5-919" title="See the footnote.">5</a></sup></p>
<p>La campagne électorale ne fait que commencer.</p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-919"><a href="http://www.leparisien.fr/faits-divers/sarko-m-a-tuer-une-feroce-charge-contre-la-sarkozie-31-08-2011-1586596.php">«Sarko m&#8217;a tuer», une féroce charge contre la «Sarkozie»</a>31.08.2011 &#8211; Isabelle Prévost-Desprez :  «L&#8217;infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière, après son audition par moi : J&#8217;ai vu des remises d&#8217;espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur le procès-verbal »   [<a href="#footnote-link-1-919">back</a>]</li><li id="footnote-2-919"><a href="http://www.marianne2.fr/L-ex-infirmiere-de-Bettencourt-je-n-ai-pas-parle-a-la-greffiere-mais-on-m-a-menace-de-mort_a209817.html">L’ex-infirmière de Bettencourt : «Je n&#8217;ai pas parlé de Sarkozy» </a> Marianne2 (31.08.11) « Lorsque j’ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, assure-t-elle, je ne lui ai pas parlé de remise d’enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d’autre. Je n’en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière ». En revanche, « H.Y. » confirme le climat de peur qui règne autour de cette affaire : « J’ai reçu des menaces de mort. On m’a fait savoir qu’à cause de mon témoignage dans l’affaire Banier-Bettencourt (NDLR, le 24 janvier 2008), on allait retrouver mon corps dans la Seine ».   [<a href="#footnote-link-2-919">back</a>]</li><li id="footnote-3-919"><a href="http://www.liberation.fr/politiques/01012357103-l-affaire-bettencourt-s-invite-a-l-elysee">L’affaire Bettencourt s’invite à l’Elysée</a> Libération 31.08.2011   [<a href="#footnote-link-3-919">back</a>]</li><li id="footnote-4-919">&#8220;<em>il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer</em>&#8221; raconte la juge. &#8220;<em>J&#8217;ai été l&#8217;objet de surveillances, c&#8217;est une évidence, mais je n&#8217;en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m&#8217;ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m&#8217;affaiblir. J&#8217;étais persuadée d&#8217;être sur écoutes. Des écoutes illégales, à mon avis</em>&#8221; &#8211; <a href="http://www.europe1.fr/France/Sarko-m-a-tuer-le-livre-qui-flingue-Sarkozy-695419/">Sarko m&#8217;a tuer, le livre qui flingue Sarkozy</a>  Europe1.fr, 31.08.2011  [<a href="#footnote-link-4-919">back</a>]</li><li id="footnote-5-919"><a href="http://www.europe1.fr/France/Bettencourt-politique-de-l-ordure-pour-Juppe-695947/">Bettencourt : &#8220;politique de l&#8217;ordure&#8221; pour Juppé</a> Europe 1 1.08.11   [<a href="#footnote-link-5-919">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/09/01/sarko-ma-tuer-nouvelle-polemique-autour-de-laffaire-bettencourt/">&#8220;Sarko m&#8217;a tuer&#8221; : nouvelle polémique autour de l&#8217;affaire Bettencourt</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
<div style="display:block"><small><em>posted in <a href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/">Idées &amp; opinions</a> by Netlex <br />&copy;2012 <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a>. All Rights Reserved.</em></small></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><H4>&#8220;SARKO M&#8217;A TUER&#8221;</H4></p>
<p><strong>La déclaration</strong></p>
<div id="attachment_908" class="wp-caption alignleft" style="width: 388px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/09/sarkomatuer.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/09/sarkomatuer.jpg" alt="Sarko m&#039;a tuer" title="Sarko m&#039;a tuer" width="378" height="334" class="size-full wp-image-908" /></a><p class="wp-caption-text">Sarko m&#039;a tuer 31.08.11</p></div>
<p>La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a instruit un volet de l&#8217;affaire Bettencourt, puis en fut dessaisie, accuse directement Nicolas Sarkozy d&#8217;avoir reçu des espèces chez Liliane Bettencourt avant son élection en 2007 dans un livre publié le 31.08.11 par deux journalistes intitulé <a href="http://www.editions-stock.fr/livre/stock-382519-Sarkozy-m-a-tuer-hachette.html">Sarko m&#8217;a tuer</a><sup><a href="#footnote-1-919" id="footnote-link-1-919" title="See the footnote.">1</a></sup>, ce que l&#8217;Elysée a démenti, ainsi que l&#8217;ex-infirmière citée par la juge <sup><a href="#footnote-2-919" id="footnote-link-2-919" title="See the footnote.">2</a></sup>.</p>
<p> &#8220;<em>Outre ses déboires connus avec le procureur Philippe Courroye, les pressions de toutes sortes, elle [la juge] confesse avoir été «frappée par la peur des témoins». Peur de quoi, de qui ? «Peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy</em>», (&#8230;) «L’un d’eux m’a dit qu’il avait vu des remises d’espèces à Sarko.» &#8221; <sup><a href="#footnote-3-919" id="footnote-link-3-919" title="See the footnote.">3</a></sup></p>
<p><strong>Quels motifs ?</strong></p>
<blockquote><p>Simone :<strong> Comment expliquez-vous le comportement de Mme Prévost-Desprez, magistrate faut-il le rappeler, qui vous communique une telle information recueillie par sa greffière entre deux portes ?</strong></p>
<p>Gérard Davet et Fabrice Lhomme :<em> Madame Prévost-Desprez a manifestement été écœurée par les manœuvres du pouvoir via le procureur de Nanterre pour l&#8217;empêcher d&#8217;enquêter <sup><a href="#footnote-4-919" id="footnote-link-4-919" title="See the footnote.">4</a></sup>. C&#8217;est ce qui explique qu&#8217;elle ait aujourd&#8217;hui envie de vider son sac.</em></p>
<p>Noël : <strong>La magistrate ne devait-elle pas dénoncer ces faits au parquet ? N&#8217;est-ce pas une obligation déontologique ?</strong></p>
<p>Gérard Davet et Fabrice Lhomme : <em>Encore une fois, à partir du moment où ces confidences ont été recueillies hors procès-verbal, elles ne pouvaient pas être utilisées judiciairement. Par ailleurs, la juge entretient des relations tellement exécrables avec le Parquet, qu&#8217;elle soupçonne de protéger le pouvoir, que toute communication entre les deux parties était absolument impossible.</em></p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/politique/chat/2011/08/31/sarko-m-a-tuer-les-revelations-d-un-livre_1565616_823448.html">La juge Prévost-Desprez &#8220;a été écœurée par les manœuvres du pouvoir&#8221;</a> Le Monde, 31.08.11</p></blockquote>
<p><strong>Une affaire qui fera juridiquement Pschitt, et qui marque politiquement le début de la campagne électorale</strong></p>
<p>Le parquet de Nanterre a déclaré mercredi qu&#8217;«<em>à aucun moment, le parquet n&#8217;a été informé de ces faits supposés et il est très surpris que ces allégations n&#8217;aient pas suivi la procédure normale. Il convenait de les retranscrire à l&#8217;issue immédiate de l&#8217;audition pour les porter à la connaissance du procureur de la République afin qu&#8217;il puisse apprécier les suites à donner</em>». </p>
<p>&#8220;<em>Dans une affaire de ce genre, et surtout à partir du moment où on décide de le dire aux auteurs, la moindre des choses était d&#8217;acter ce propos, même si le témoin qui l&#8217;a murmuré ne le souhaite pas</em>&#8220;, a estimé mercredi sur Europe 1 <a href="http://www.philippebilger.com/blog/">Philippe Bilger</a>, avocat général près la cour d’appel de Paris.&#8221;<em>Car aujourd&#8217;hui, cette phrase n&#8217;a aucune portée probatoire&#8221; a ajouté le magistrat. &#8220;Qu&#8217;on soit président ou citoyen de base, on ne peut pas être mis en cause par des procédés de cette nature</em>&#8220;.</p>
<p><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkt5bh"></iframe><br />
<a href='http://www.dailymotion.com/video/xkt5bh_bilger-quot-il-fallait-acter-ce-propos-quot_news?start=23#from=embed' >Bilger : il fallait acter ce propos</a>  Le magistrat Philippe Bilger revient sur les propos rapportés par Isabelle Prévost-Desprez &#8211; Europe 1, 31.08.11</p>
<p>Quant à Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, il déclare :</p>
<p>&#8220;<em>J&#8217;ai écouté un des auteurs</em> (de Sarko m&#8217;a tuer, ndlr) <em>sur une radio, on lui a posé la question de savoir s&#8217;il avait vérifié et il a répondu avec une espèce de naïveté qui m&#8217;a stupéfait: &#8216;non</em>&#8221; (&#8230;) &#8220;<em>on est dans l&#8217;ordure et cela laisse mal augurer de la campagne future&#8221;. &#8220;C&#8217;est une opération politicienne et je regrette que certains leaders socialistes aient mis les mains dans le cambouis</em>&#8221; <sup><a href="#footnote-5-919" id="footnote-link-5-919" title="See the footnote.">5</a></sup></p>
<p>La campagne électorale ne fait que commencer.</p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-919"><a href="http://www.leparisien.fr/faits-divers/sarko-m-a-tuer-une-feroce-charge-contre-la-sarkozie-31-08-2011-1586596.php">«Sarko m&#8217;a tuer», une féroce charge contre la «Sarkozie»</a>31.08.2011 &#8211; Isabelle Prévost-Desprez :  «L&#8217;infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière, après son audition par moi : J&#8217;ai vu des remises d&#8217;espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur le procès-verbal »   [<a href="#footnote-link-1-919">back</a>]</li><li id="footnote-2-919"><a href="http://www.marianne2.fr/L-ex-infirmiere-de-Bettencourt-je-n-ai-pas-parle-a-la-greffiere-mais-on-m-a-menace-de-mort_a209817.html">L’ex-infirmière de Bettencourt : «Je n&#8217;ai pas parlé de Sarkozy» </a> Marianne2 (31.08.11) « Lorsque j’ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, assure-t-elle, je ne lui ai pas parlé de remise d’enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d’autre. Je n’en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière ». En revanche, « H.Y. » confirme le climat de peur qui règne autour de cette affaire : « J’ai reçu des menaces de mort. On m’a fait savoir qu’à cause de mon témoignage dans l’affaire Banier-Bettencourt (NDLR, le 24 janvier 2008), on allait retrouver mon corps dans la Seine ».   [<a href="#footnote-link-2-919">back</a>]</li><li id="footnote-3-919"><a href="http://www.liberation.fr/politiques/01012357103-l-affaire-bettencourt-s-invite-a-l-elysee">L’affaire Bettencourt s’invite à l’Elysée</a> Libération 31.08.2011   [<a href="#footnote-link-3-919">back</a>]</li><li id="footnote-4-919">&#8220;<em>il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer</em>&#8221; raconte la juge. &#8220;<em>J&#8217;ai été l&#8217;objet de surveillances, c&#8217;est une évidence, mais je n&#8217;en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m&#8217;ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m&#8217;affaiblir. J&#8217;étais persuadée d&#8217;être sur écoutes. Des écoutes illégales, à mon avis</em>&#8221; &#8211; <a href="http://www.europe1.fr/France/Sarko-m-a-tuer-le-livre-qui-flingue-Sarkozy-695419/">Sarko m&#8217;a tuer, le livre qui flingue Sarkozy</a>  Europe1.fr, 31.08.2011  [<a href="#footnote-link-4-919">back</a>]</li><li id="footnote-5-919"><a href="http://www.europe1.fr/France/Bettencourt-politique-de-l-ordure-pour-Juppe-695947/">Bettencourt : &#8220;politique de l&#8217;ordure&#8221; pour Juppé</a> Europe 1 1.08.11   [<a href="#footnote-link-5-919">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/09/01/sarko-ma-tuer-nouvelle-polemique-autour-de-laffaire-bettencourt/">&#8220;Sarko m&#8217;a tuer&#8221; : nouvelle polémique autour de l&#8217;affaire Bettencourt</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.netlexfrance.net/2011/09/01/sarko-ma-tuer-nouvelle-polemique-autour-de-laffaire-bettencourt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>How progressive is the french tax system ?</title>
		<link>http://www.netlexfrance.net/2011/08/29/how-progressive-is-the-french-tax-system/</link>
		<comments>http://www.netlexfrance.net/2011/08/29/how-progressive-is-the-french-tax-system/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 20:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>netlex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées & opinions]]></category>
		<category><![CDATA[comparison]]></category>
		<category><![CDATA[progressivity]]></category>
		<category><![CDATA[rates]]></category>
		<category><![CDATA[system]]></category>
		<category><![CDATA[tax]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.netlexfrance.net/?p=802</guid>
		<description><![CDATA[<h4>United States : on the design of tax policies and spending programs</h4>
<div id="attachment_813" class="wp-caption aligncenter" style="width: 592px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/incometax-usa-world.jpg"><img src='http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/incometax-usa-world.jpg' class='size-full wp-image-813' width='560' height='390.6529209622'/></a><p class="wp-caption-text">Tax rates (usa-world)</p></div>
<blockquote><p><em>To achieve economic and financial stability, U.S. fiscal policy must be placed on a sustainable path that ensures that debt relative to national income is at least stable or, preferably, declining over time. As I have emphasized on previous occasions, without significant policy changes, the finances of the federal government will inevitably spiral out of control, risking severe economic and financial damage.1 The increasing fiscal burden that will be associated with the aging of the population and the ongoing rise in the costs of health care make prompt and decisive action in this area all the more critical.</p>
<p>Although the issue of fiscal sustainability must urgently be addressed, fiscal policymakers should not, as a consequence, disregard the fragility of the current economic recovery. Fortunately, the two goals of achieving fiscal sustainability&#8211;which is the result of responsible policies set in place for the longer term&#8211;and avoiding the creation of fiscal headwinds for the current recovery are not incompatible. Acting now to put in place a credible plan for reducing future deficits over the longer term, while being attentive to the implications of fiscal choices for the recovery in the near term, can help serve both objectives. </p>
<p>Fiscal policymakers can also promote stronger economic performance through the design of tax policies and spending programs. To the fullest extent possible, our nation&#8217;s tax and spending policies should increase incentives to work and to save, encourage investments in the skills of our workforce, stimulate private capital formation, promote research and development, and provide necessary public infrastructure. We cannot expect our economy to grow its way out of our fiscal imbalances, but a more productive economy will ease the tradeoffs that we face.</em></p></blockquote>
<p><a href="http://www.federalreserve.gov/newsevents/speech/bernanke20110826a.htm">The Near- and Longer-Term Prospects for the U.S. Economy</a> Chairman Ben S. Bernanke, At the Federal Reserve Bank of Kansas City Economic Symposium, Jackson Hole, Wyoming August 26, 2011 </p>
<h4>France : on the progressivity of the french tax system</h4>
<p>In France, taxes are 43 percent of gross domestic product, compared with 26 percent in the United States. </p>
<p>&#8220;France’s bottom decile (the 10 percent of French households with the lowest incomes) paid more than half of their income in various taxes, compared with less than 20 percent paid by America’s bottom decile.</p>
<div id="attachment_811" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-progressivity.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-progressivity-300x226.jpg" alt="Tax rates - comparison" title="Tax rates - comparison" width="300" height="226" class="size-medium wp-image-811" /></a><p class="wp-caption-text">Tax rates - click to enlarge</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>France’s top decile is taxed at a rate that looks more like the rate in the United States — less than 40 percent.&#8221;<sup><a href="#footnote-1-802" id="footnote-link-1-802" title="See the footnote.">1</a></sup></p>
<div id="attachment_818" class="wp-caption alignleft" style="width: 541px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-comparison1.jpg"><img src='http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-comparison1.jpg' class='size-full wp-image-818' width='560' height='438.96032831737'/></a><p class="wp-caption-text">Tax rates (click to enlarge)</p></div>
<blockquote><p>&#8220;<strong>Contrary to some popular beliefs, effective individual income tax rates currently incurred by top income groups are smaller in France than in Anglo-Saxon countries. At fractile ¨P99-P99,5, the average income rate was only 11,6 percent, as of 2005, as compared to 21,4% in the United States and 27,4% in the United Kingdom. That is, most high-wage individuals currently pay a substantial higher share of their income in the form of individual income taxes in the United States, or in the United Kingdom than in France</strong></em></p></blockquote>
<p><a href="http://elsa.berkeley.edu/~saez/piketty-saezJEP07taxprog.pdf">How progressive is the US federal tax system ? A historical and international perspective</a> Thomas Picketty and Emmanuel Saez (pdf) NBER Working Paper No. 12404 Issued in August 2006 </p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-802"><a href="http://caseymulligan.blogspot.com/2010/11/more-on-progressivity-of-french-system.html">More on the Progressivity of the French System</a> Supply and demand blog November 30, 2010<br />
<a href="http://caseymulligan.blogspot.com/search/label/tax%20incidence">Who Gets Paid by Big Government?</a> December 8, 2010 Copyright, The New York Times Company</a>  [<a href="#footnote-link-1-802">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/29/how-progressive-is-the-french-tax-system/">How progressive is the french tax system ?</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
<div style="display:block"><small><em>posted in <a href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/">Idées &amp; opinions</a> by Netlex <br />&copy;2012 <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a>. All Rights Reserved.</em></small></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>United States : on the design of tax policies and spending programs</h4>
<div id="attachment_813" class="wp-caption aligncenter" style="width: 592px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/incometax-usa-world.jpg"><img src='http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/incometax-usa-world.jpg' class='size-full wp-image-813' width='560' height='390.6529209622'/></a><p class="wp-caption-text">Tax rates (usa-world)</p></div>
<blockquote><p><em>To achieve economic and financial stability, U.S. fiscal policy must be placed on a sustainable path that ensures that debt relative to national income is at least stable or, preferably, declining over time. As I have emphasized on previous occasions, without significant policy changes, the finances of the federal government will inevitably spiral out of control, risking severe economic and financial damage.1 The increasing fiscal burden that will be associated with the aging of the population and the ongoing rise in the costs of health care make prompt and decisive action in this area all the more critical.</p>
<p>Although the issue of fiscal sustainability must urgently be addressed, fiscal policymakers should not, as a consequence, disregard the fragility of the current economic recovery. Fortunately, the two goals of achieving fiscal sustainability&#8211;which is the result of responsible policies set in place for the longer term&#8211;and avoiding the creation of fiscal headwinds for the current recovery are not incompatible. Acting now to put in place a credible plan for reducing future deficits over the longer term, while being attentive to the implications of fiscal choices for the recovery in the near term, can help serve both objectives. </p>
<p>Fiscal policymakers can also promote stronger economic performance through the design of tax policies and spending programs. To the fullest extent possible, our nation&#8217;s tax and spending policies should increase incentives to work and to save, encourage investments in the skills of our workforce, stimulate private capital formation, promote research and development, and provide necessary public infrastructure. We cannot expect our economy to grow its way out of our fiscal imbalances, but a more productive economy will ease the tradeoffs that we face.</em></p></blockquote>
<p><a href="http://www.federalreserve.gov/newsevents/speech/bernanke20110826a.htm">The Near- and Longer-Term Prospects for the U.S. Economy</a> Chairman Ben S. Bernanke, At the Federal Reserve Bank of Kansas City Economic Symposium, Jackson Hole, Wyoming August 26, 2011 </p>
<h4>France : on the progressivity of the french tax system</h4>
<p>In France, taxes are 43 percent of gross domestic product, compared with 26 percent in the United States. </p>
<p>&#8220;France’s bottom decile (the 10 percent of French households with the lowest incomes) paid more than half of their income in various taxes, compared with less than 20 percent paid by America’s bottom decile.</p>
<div id="attachment_811" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-progressivity.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-progressivity-300x226.jpg" alt="Tax rates - comparison" title="Tax rates - comparison" width="300" height="226" class="size-medium wp-image-811" /></a><p class="wp-caption-text">Tax rates - click to enlarge</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>France’s top decile is taxed at a rate that looks more like the rate in the United States — less than 40 percent.&#8221;<sup><a href="#footnote-1-802" id="footnote-link-1-802" title="See the footnote.">1</a></sup></p>
<div id="attachment_818" class="wp-caption alignleft" style="width: 541px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-comparison1.jpg"><img src='http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/tax-rate-comparison1.jpg' class='size-full wp-image-818' width='560' height='438.96032831737'/></a><p class="wp-caption-text">Tax rates (click to enlarge)</p></div>
<blockquote><p>&#8220;<strong>Contrary to some popular beliefs, effective individual income tax rates currently incurred by top income groups are smaller in France than in Anglo-Saxon countries. At fractile ¨P99-P99,5, the average income rate was only 11,6 percent, as of 2005, as compared to 21,4% in the United States and 27,4% in the United Kingdom. That is, most high-wage individuals currently pay a substantial higher share of their income in the form of individual income taxes in the United States, or in the United Kingdom than in France</strong></em></p></blockquote>
<p><a href="http://elsa.berkeley.edu/~saez/piketty-saezJEP07taxprog.pdf">How progressive is the US federal tax system ? A historical and international perspective</a> Thomas Picketty and Emmanuel Saez (pdf) NBER Working Paper No. 12404 Issued in August 2006 </p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-802"><a href="http://caseymulligan.blogspot.com/2010/11/more-on-progressivity-of-french-system.html">More on the Progressivity of the French System</a> Supply and demand blog November 30, 2010<br />
<a href="http://caseymulligan.blogspot.com/search/label/tax%20incidence">Who Gets Paid by Big Government?</a> December 8, 2010 Copyright, The New York Times Company</a>  [<a href="#footnote-link-1-802">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/29/how-progressive-is-the-french-tax-system/">How progressive is the french tax system ?</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.netlexfrance.net/2011/08/29/how-progressive-is-the-french-tax-system/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Barthes : la réthorique du constat (héritage et érosion)</title>
		<link>http://www.netlexfrance.net/2011/08/19/barthes-la-rethorique-du-constat-heritage-et-erosion/</link>
		<comments>http://www.netlexfrance.net/2011/08/19/barthes-la-rethorique-du-constat-heritage-et-erosion/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 14:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>netlex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées & opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Barthes]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[intellectuels]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.netlexfrance.net/?p=520</guid>
		<description><![CDATA[<p><strong>&#8220;la résurgence ahurissante d’un fonds idéologique qui est celui de la Restauration&#8221;</strong></p>
<blockquote><p>Le procédé rhétorique du « constat », que décrivait <a href="https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Roland_Barthes">Barthes</a> en son temps, ne s’est jamais mieux porté en ces temps de décapillotade du système financier, où, d’austérité « inévitable » en rigueur « nécessaire », la quasi-totalité des gouvernements fait sien le There Is No Alternative du Thatchérisme. En France, dans les grands partis de gauche et (plus encore) de droite, l’on se doit désormais d’être réactionnaire décomplexé — j’entends moins par là les saillies racistes, sexistes ou homophobes quasi-permanentes, que la résurgence ahurissante d’un fonds idéologique qui est celui de la Restauration — tout y est : populisme, sécuritarisme, divisions du corps social, retour du catholicisme d’État, et jusqu’aux mots d’ordre tels que « enrichissez-vous » ou « le travail rend libre » ! Quant à la « privation d’Histoire » que dénonçait Barthes voilà plus de cinquante ans, les gouvernements de la dernière décennie nous en donnent une illustration criante par leurs atteintes répétées portées à l’Histoire et son enseignement, notamment concernant l’époque coloniale et la seconde guerre mondiale. (&#8230;)</p>
<p>« <a href="https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Mythologies">le mythe</a> est une parole dépolitisée, nous dit Barthes, il abolit la complexité des actes humains, (…) il organise un monde sans contradictions parce que sans profondeur, un monde étalé dans l’évidence, il fonde une clarté heureuse : les choses ont l’air de signifier toutes seules. »</p></blockquote>
<p><a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/08/19/librologie-mythologie-villenave">Librologies : une nouvelle chronique hebdomadaire sur le Framablog</a> par Valentin Villenave 19:08/11</p>
<p><a href="http://c-d.tumblr.com/post/4626035377/roland-barthes-mythologies-1957-complete">Roland Barthes Mythologies 1957</a> (pdf) in english</p>
<p>AUDIO  : <a href="http://ubu.com/sound/barthes.html">Roland Barthes : Inaugural lecture at the Collège de France, 1977 </a> Ubuweb sound</p>
<p>________________</p>
<p><strong>&#8220;une érosion des schémas de pensée inspirés par la vision illibérale de l’homme, de la société et de l’État&#8221;</strong></p>
<blockquote><p>Ainsi, aujourd’hui, un peu partout dans le monde occidental, les intellectuels en provenance des disciplines juridiques ou économiques sont moins fréquemment hostiles au libéralisme que les intellectuels formés dans les autres sciences humaines (&#8230;)</p>
<p>S’agissant de la vision de la société, toutes sortes de théories insistent sur les phénomènes de conflit collectif et de domination. Elles décrivent la société comme étant essentiellement composée, par delà la complexité des hiérarchies et des réseaux sociaux, par une opposition entre classes. Dans les versions les plus frustes de ce type de théories, on oppose une classe dominée et une classe dominante, ces deux classes étant supposées entretenir entre elles une relation de conflit frontal, de jeu à somme nulle. L’une des raisons du succès de cette vision de la société est certainement qu’elle retrouve -et qu’elle a été perçue comme légitimant- une conception de la sociologie spontanée, laquelle incline à expliquer tout état de choses perçu comme indésirable par un complot des puissants. Comme Karl Popper l’a justement indiqué, la théorie du complot est une tentation permanente des sciences sociales, d’autant plus redoutable qu’elle a toutes chances de rencontrer les explications de la sociologie spontanée. (&#8230;)</p>
<p>Du côté des intellectuels, on observe une érosion des schémas de pensée inspirés par la vision illibérale de l’homme, de la société et de l’État. Le marxisme, le behaviorisme, le structuralisme et tous les mouvements d’idées qui ont occupé le devant de la scène notamment dans les dernières décennies du XXe siècles ne sont plus au mieux de leur forme. Mais il faudra sans doute attendre une génération -et peut-être deux- pour que ces idées illibérales cessent d’imprégner le monde intellectuel, notamment parce que les penseurs illibéraux d’hier, s’ils n’ont pas de successeurs, ont des fidèles aujourd’hui installés en nombre dans les universités, les organes de presse, le monde syndical et le monde politique.</p></blockquote>
<p>.Compte-rendu d&#8217;une conférence donnée à l’Institut Turgot en 2004, par Raymond Boudon auteur de  Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2004)</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/2011/08/19/41363-pourquoi-les-intellectuels-n%E2%80%99aiment-pas-le-liberalisme?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter&#038;utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29">Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme ?</a> Contrepoints 18.08.11</p>
<p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/19/barthes-la-rethorique-du-constat-heritage-et-erosion/">Barthes : la réthorique du constat (héritage et érosion)</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
<div style="display:block"><small><em>posted in <a href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/">Idées &amp; opinions</a> by Netlex <br />&copy;2012 <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a>. All Rights Reserved.</em></small></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&#8220;la résurgence ahurissante d’un fonds idéologique qui est celui de la Restauration&#8221;</strong></p>
<blockquote><p>Le procédé rhétorique du « constat », que décrivait <a href="https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Roland_Barthes">Barthes</a> en son temps, ne s’est jamais mieux porté en ces temps de décapillotade du système financier, où, d’austérité « inévitable » en rigueur « nécessaire », la quasi-totalité des gouvernements fait sien le There Is No Alternative du Thatchérisme. En France, dans les grands partis de gauche et (plus encore) de droite, l’on se doit désormais d’être réactionnaire décomplexé — j’entends moins par là les saillies racistes, sexistes ou homophobes quasi-permanentes, que la résurgence ahurissante d’un fonds idéologique qui est celui de la Restauration — tout y est : populisme, sécuritarisme, divisions du corps social, retour du catholicisme d’État, et jusqu’aux mots d’ordre tels que « enrichissez-vous » ou « le travail rend libre » ! Quant à la « privation d’Histoire » que dénonçait Barthes voilà plus de cinquante ans, les gouvernements de la dernière décennie nous en donnent une illustration criante par leurs atteintes répétées portées à l’Histoire et son enseignement, notamment concernant l’époque coloniale et la seconde guerre mondiale. (&#8230;)</p>
<p>« <a href="https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Mythologies">le mythe</a> est une parole dépolitisée, nous dit Barthes, il abolit la complexité des actes humains, (…) il organise un monde sans contradictions parce que sans profondeur, un monde étalé dans l’évidence, il fonde une clarté heureuse : les choses ont l’air de signifier toutes seules. »</p></blockquote>
<p><a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/08/19/librologie-mythologie-villenave">Librologies : une nouvelle chronique hebdomadaire sur le Framablog</a> par Valentin Villenave 19:08/11</p>
<p><a href="http://c-d.tumblr.com/post/4626035377/roland-barthes-mythologies-1957-complete">Roland Barthes Mythologies 1957</a> (pdf) in english</p>
<p>AUDIO  : <a href="http://ubu.com/sound/barthes.html">Roland Barthes : Inaugural lecture at the Collège de France, 1977 </a> Ubuweb sound</p>
<p>________________</p>
<p><strong>&#8220;une érosion des schémas de pensée inspirés par la vision illibérale de l’homme, de la société et de l’État&#8221;</strong></p>
<blockquote><p>Ainsi, aujourd’hui, un peu partout dans le monde occidental, les intellectuels en provenance des disciplines juridiques ou économiques sont moins fréquemment hostiles au libéralisme que les intellectuels formés dans les autres sciences humaines (&#8230;)</p>
<p>S’agissant de la vision de la société, toutes sortes de théories insistent sur les phénomènes de conflit collectif et de domination. Elles décrivent la société comme étant essentiellement composée, par delà la complexité des hiérarchies et des réseaux sociaux, par une opposition entre classes. Dans les versions les plus frustes de ce type de théories, on oppose une classe dominée et une classe dominante, ces deux classes étant supposées entretenir entre elles une relation de conflit frontal, de jeu à somme nulle. L’une des raisons du succès de cette vision de la société est certainement qu’elle retrouve -et qu’elle a été perçue comme légitimant- une conception de la sociologie spontanée, laquelle incline à expliquer tout état de choses perçu comme indésirable par un complot des puissants. Comme Karl Popper l’a justement indiqué, la théorie du complot est une tentation permanente des sciences sociales, d’autant plus redoutable qu’elle a toutes chances de rencontrer les explications de la sociologie spontanée. (&#8230;)</p>
<p>Du côté des intellectuels, on observe une érosion des schémas de pensée inspirés par la vision illibérale de l’homme, de la société et de l’État. Le marxisme, le behaviorisme, le structuralisme et tous les mouvements d’idées qui ont occupé le devant de la scène notamment dans les dernières décennies du XXe siècles ne sont plus au mieux de leur forme. Mais il faudra sans doute attendre une génération -et peut-être deux- pour que ces idées illibérales cessent d’imprégner le monde intellectuel, notamment parce que les penseurs illibéraux d’hier, s’ils n’ont pas de successeurs, ont des fidèles aujourd’hui installés en nombre dans les universités, les organes de presse, le monde syndical et le monde politique.</p></blockquote>
<p>.Compte-rendu d&#8217;une conférence donnée à l’Institut Turgot en 2004, par Raymond Boudon auteur de  Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2004)</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/2011/08/19/41363-pourquoi-les-intellectuels-n%E2%80%99aiment-pas-le-liberalisme?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter&#038;utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29">Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme ?</a> Contrepoints 18.08.11</p>
<p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/19/barthes-la-rethorique-du-constat-heritage-et-erosion/">Barthes : la réthorique du constat (héritage et érosion)</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.netlexfrance.net/2011/08/19/barthes-la-rethorique-du-constat-heritage-et-erosion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://ubu.wfmu.org/sound/barthes_roland/Barthes-Roland_Lecon-inaugurale-au-College-de-France-7-Janvier-1977.mp3" length="57685487" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Descartes, porteur d&#8217;une &#8220;dévastation des consciences&#8221; ?</title>
		<link>http://www.netlexfrance.net/2011/08/14/descartes-porteur-dune-devastation-des-consciences/</link>
		<comments>http://www.netlexfrance.net/2011/08/14/descartes-porteur-dune-devastation-des-consciences/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Aug 2011 22:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>netlex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées & opinions]]></category>
		<category><![CDATA[chrétien]]></category>
		<category><![CDATA[Descartes]]></category>
		<category><![CDATA[Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.netlexfrance.net/?p=304</guid>
		<description><![CDATA[<blockquote><p>« La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. C’est Dieu qui a mis au coeur de l’homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L’aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur luimême.»</p>
<p>Encyclique Fides et ratio, Jean-Paul II, 1998.</p></blockquote>
<p>Le dernier livre de Jean-Paul II intitulé &#8220;Mémoire et identité&#8221;, publié en 2005 et présenté par l&#8217;éditeur comme un &#8221; testament politique et spirituel &#8220;, a marqué les consciences et déclenché une vive polémique sur les &#8220;racines chrétiennes&#8221; de l&#8217;Europe. Le Pape y a questionne les fondements d&#8217;une Europe désorientée, incertaine d&#8217;elle même, en terme d&#8217;identité culturelle, affirmant que la chrétienté est à la source du projet politique européen qui ne peut être qu&#8217;enraciné dans l&#8217;histoire de ses valeurs. Pour lui, le XXème siècle, marqué par la déchristianisation des âmes dans les pays d&#8217;Europe où il fut jadis triomphant, est porteur d&#8217;une “<em>dévastation des consciences</em>” initiée au siècle des Lumières. </p>
<p>La faute en reviendrait au cartésianisme. La pensée de Descartes marque une rupture fondamentale avec la façon de philosopher avant lui. Avec Descartes, la Raison se substitue à l&#8217;Etre. La pensée cartésienne s&#8217;affranchit de la foi pour trouver en elle même les principes de son triomphe. Devenant la propre mesure de sa pensée, le cartésien borne sa sagesse aux limites de ce que sa raison permet, et rejette la croyance en Dieu qui obscurcit le jugement. </p>
<p>Bossuet, penseur du Grand Siècle, le XVII° siècle, celui de Louis XIV, avait bien compris le danger que représentait l&#8217;émancipation des esprits de l&#8217;emprise de l&#8217;Eglise au nom de la Raison : &#8220;<em>je vois un grand combat se préparer contre l&#8217;Eglise sous le nom de philosophie cartésienne</em>&#8220;. </p>
<div id="attachment_379" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/descartes.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/descartes-300x260.jpg" alt="Descartes" title="descartes" width="300" height="260" class="size-medium wp-image-379" /></a><p class="wp-caption-text">René Descartes (1596-1650)</p></div>
<blockquote><p>&#8220;<em>Pour mieux illustrer un tel phénomène, (la crise de la tradition chrétienne) il faut remonter à la période antérieure aux Lumières, en particulier à la révolution de la pensée philosophique opérée par Descartes. Le «cogito, ergo sum» -«Je pense donc je suis»- apporta un bouleversement dans la manière de faire de la philosophie. Dans la période pré-cartésienne, la philosophie, et donc le cogito, ou plutôt le cognosco (&#8220;je connais&#8221;), étaient subordonnés à l&#8217;esse (l&#8217;être), qui était considéré comme quelque chose de primordial. Pour Descartes, à l&#8217;inverse, l&#8217;esse apparaissait secondaire, tandis qu&#8217;il considérait le cogito comme primordial. Ainsi, non seulement on opérait un changement de direction dans la façon de faire de la philosophie, mais on abandonnait de manière décisive ce que la philosophie avait été jusque-là, en particulier la philosophie de saint Thomas d&#8217;Aquin : la philosophie de l&#8217;esse. Auparavant, tout était interprété dans la perspective de l&#8217;esse et l&#8217;on cherchait une explication de tout selon cette perspective. (…). Le «cogito, ergo sum» portait en lui la rupture avec cette ligne de pensée. L&#8217;ens cogitans (être pensant) devenait désormais primordial. Après Descartes, la philosophie devient une science de la pure pensée : tout ce qui est esse — tout autant le monde créé que le Créateur — se situe dans le champ du cogito, en tant que contenu de la conscience humaine. La philosophie s&#8217;occupe des êtres en tant que contenus de la conscience, et non en tant qu&#8217;existants en dehors d&#8217;elle</em>&#8220;. </p>
<p>Jean-Paul II, &#8220;Mémoire et identité&#8221;, pp. 20-21.</p></blockquote>
<p>En rejetant Dieu en tant que Créateur, on a détruit “<em>la source de détermination de ce qui est bien et mal</em>” et rendu possible les idéologies du mal que sont le nazisme et le marxisme et leur cortège d&#8217;exterminations. Pour Jean-Paul, la fin des idéologies n&#8217;a pas mis fin au danger. La menace totalitaire est toujours présente, et l&#8217;idéologie du Mal se présente aujourd&#8217;hui sous des formes plus insidieuses, mais non moins dangereuses. Et le Pape de dénoncer la légalisation de l&#8217;avortement, rappelant qu&#8217;il <em>s&#8217;agit encore une fois d&#8217;une extermination décidée par des Parlements élus démocratiquement</em>”, sans oublier :</p>
<blockquote><p>&#8220;<em>D&#8217;autres formes de violation de la loi de Dieu ne manquent pas non plus. Je pense par exemple aux fortes pressions du Parlement européen pour que soient reconnues les unions homosexuelles comme une forme alternative de famille, à laquelle reviendrait aussi le droit d&#8217;adopter. On peut et même on doit se poser la question de savoir s&#8217;il ne s&#8217;agit pas, ici encore, d&#8217;une nouvelle “idéologie du mal”, peut-être plus insidieuse et plus occulte</em>…”</p></blockquote>
<p>Après Descartes, la religion devient questionnable. Aucune vérité universelle ne peut s&#8217;imposer contre le pouvoir critique de la raison.</p>
<blockquote><p>La prétendue preuve rationnelle de l’existence de Dieu démystifie et désacralise la religion et introduit le ver philosophique du doute dans le fruit de la vérité révélée absolue. Le conflit entre foi et raison ressurgit aussitôt : il faut que la raison abdique de son pouvoir de démonstrativité ou de preuve ontologique pour que la vérité de la foi, comme croyance absolue de la vérité absolue de l’existence de Dieu, puisse s’affirmer, y compris contre elle, comme l’avait compris Pascal. <sup><a href="#footnote-1-304" id="footnote-link-1-304" title="See the footnote.">1</a></sup></p></blockquote>
<p><strong>Benoît XVI et la soumission de la raison à la foi </strong></p>
<p>Benoît XVI affirme que l’existence de Dieu est plus qu’une simple croyance subjective non démontrée mais qu’elle est l’objet d’une révélation (foi) qui en fait une vérité indémontrable objective. Ainsi, l’intensité de la foi suffirait sur le plan rationnel à établir la vérité de son contenu. Est-ce à dire pour autant que pour l&#8217;Eglise, raison et foi sont exclusives l&#8217;une de l&#8217;autre ? En réalité, les choses sont moins simples qu&#8217;on pourrait le penser.</p>
<blockquote><p>l’Église enseigne depuis bien longtemps que « Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées »1. Que signifie donc cet article ? L’Église aurait-elle oublié d’effacer un vieil article sans grande importance dont les progrès rationnels nous permettraient aujourd’hui de mesurer l’erreur ? Le Catéchisme n’a pourtant pas l’air de considérer que cette capacité est sans importance : « En défendant la capacité de la raison humaine de connaître Dieu, l’Église exprime sa confiance en la possibilité de parler de Dieu à tous les hommes et avec tous les hommes », « sans cette capacité, l’homme ne pourrait accueillir la révélation de Dieu ». <sup><a href="#footnote-2-304" id="footnote-link-2-304" title="See the footnote.">2</a></sup></p></blockquote>
<p>Ne voir dans le discours de l&#8217;Eglise catholique sur Foi et Raison qu&#8217;un réarmement spirituel et intellectuel contre la déchristianisation, et une tentative de réactiver le thomisme garant de la soumission de la raison à la foi, serait par trop réducteur. L&#8217;enjeu d&#8217;une réflexion approfondie sur le rapport entre foi et raison dépasse le seul domaine religieux. </p>
<p>Les nations qui se réclament de l&#8217;héritage culturel et spirituel du christianisme pour affirmer leur identité ne peuvent se contenter de l&#8217;abandonner aux extrémistes qui prétendent y trouver la caution idéologique dont ils ont besoin pour exacerber le populisme et encourager la résurgence de l&#8217;intolérance dont ils ont fait leur fonds de commerce. L&#8217;affirmation de la foi chrétienne ne saurait justifier le mépris de l&#8217;Autre.</p>
<p>De même, &#8216;au sein de l&#8217;Europe d&#8217;héritage chrétien, la défense de valeurs catholiques ne peut faire systématiquement obstacle à la conquête des droits individuels et collectifs de ceux qui durent lutter contre l&#8217;Eglise pour les conquérir, et doivent encore lutter pour les faire respecter. </p>
<p>Pour autant, l&#8217;érosion accélérée de l&#8217;influence de l&#8217;Eglise dans nos sociétés marquées par le doute radical envers la transcendance, et l&#8217;inexorable émancipation des consciences et des moeurs de l&#8217;autorité religieuse, n&#8217;implique nullement la fin de la religion, même si les sacrements sont moins la scansion d&#8217;une vie spirituelle active, que les marqueurs culturels d&#8217;une identité religieuse qui ne s&#8217;exprime plus qu&#8217;à l&#8217;occasion des grands moments de la vie : le  baptême, le mariage, la mort.</p>
<p>&#8220;Le pape incite les croyants à toujours plus et à toujours mieux se servir des lumières naturelles de la raison afin que la foi puisse s’affermir, se développer et les incroyants à ne pas idolâtrer la raison, à ne pas en rester à des préjugés et des distinctions de sphères abusives. À l’horizon de la question « foi et raison », se trouve posée celle de la nature humaine, de son identité profonde et celle d’une réactualisation de tous nos choix de vie&#8221;.</p>
<p>En cette période troublée marquée par de profondes mutations qui annoncent un changement civilisationnel, interroger les valeurs du christianisme confine à l&#8217;examen de conscience. Faillir dans le dialogue entre foi et raison menacerait l&#8217;humanisme, et ultimement, mettrait le projet démocratique en péril.</p>
<p>Au cours de sa conférence au Collège des Bernardins, Benoît XVII déclara en conclusion :</p>
<blockquote><p>« Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. [...] Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves.»</p></blockquote>
<p>Conférence de Benoît XVI au Collège des Bernardins le 12 septembre 2008</p>
<p><object id="mediaplayer3385830918" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="320" height="265"><param name="movie" value="http://www.gloria.tv/media/94052/embed/true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed src="http://www.gloria.tv/media/94052/embed/true" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="265" flashvars="media=94052&amp;embed=true" quality="high" scale="noborder" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-304"><a href="http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/de-descartes-a-benoit-xvi-ou-de-l-44432">De Descartes à Benoît XVI ou de l’impossibilité de concilier rationnellement foi et raison</a> par Sylvain Reboul  [<a href="#footnote-link-1-304">back</a>]</li><li id="footnote-2-304"> 1Cc. Vatican I : DS 3004, Catéchisme de l’Église catholique [CEC] § 36.<br />
source : Faut-il abandonner l’existence de Dieu ?, par Jean-Baptiste Guillon in <a href="http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/noel08/seneve.pdf">Foi et Raison Noël 2008</a> (pdf) Sénévé, Journal des Aumoneries   [<a href="#footnote-link-2-304">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/14/descartes-porteur-dune-devastation-des-consciences/">Descartes, porteur d&#8217;une &#8220;dévastation des consciences&#8221; ?</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
<div style="display:block"><small><em>posted in <a href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/">Idées &amp; opinions</a> by Netlex <br />&copy;2012 <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a>. All Rights Reserved.</em></small></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>« La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. C’est Dieu qui a mis au coeur de l’homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L’aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur luimême.»</p>
<p>Encyclique Fides et ratio, Jean-Paul II, 1998.</p></blockquote>
<p>Le dernier livre de Jean-Paul II intitulé &#8220;Mémoire et identité&#8221;, publié en 2005 et présenté par l&#8217;éditeur comme un &#8221; testament politique et spirituel &#8220;, a marqué les consciences et déclenché une vive polémique sur les &#8220;racines chrétiennes&#8221; de l&#8217;Europe. Le Pape y a questionne les fondements d&#8217;une Europe désorientée, incertaine d&#8217;elle même, en terme d&#8217;identité culturelle, affirmant que la chrétienté est à la source du projet politique européen qui ne peut être qu&#8217;enraciné dans l&#8217;histoire de ses valeurs. Pour lui, le XXème siècle, marqué par la déchristianisation des âmes dans les pays d&#8217;Europe où il fut jadis triomphant, est porteur d&#8217;une “<em>dévastation des consciences</em>” initiée au siècle des Lumières. </p>
<p>La faute en reviendrait au cartésianisme. La pensée de Descartes marque une rupture fondamentale avec la façon de philosopher avant lui. Avec Descartes, la Raison se substitue à l&#8217;Etre. La pensée cartésienne s&#8217;affranchit de la foi pour trouver en elle même les principes de son triomphe. Devenant la propre mesure de sa pensée, le cartésien borne sa sagesse aux limites de ce que sa raison permet, et rejette la croyance en Dieu qui obscurcit le jugement. </p>
<p>Bossuet, penseur du Grand Siècle, le XVII° siècle, celui de Louis XIV, avait bien compris le danger que représentait l&#8217;émancipation des esprits de l&#8217;emprise de l&#8217;Eglise au nom de la Raison : &#8220;<em>je vois un grand combat se préparer contre l&#8217;Eglise sous le nom de philosophie cartésienne</em>&#8220;. </p>
<div id="attachment_379" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/descartes.jpg"><img src="http://www.netlexfrance.net/wp-content/uploads/2011/08/descartes-300x260.jpg" alt="Descartes" title="descartes" width="300" height="260" class="size-medium wp-image-379" /></a><p class="wp-caption-text">René Descartes (1596-1650)</p></div>
<blockquote><p>&#8220;<em>Pour mieux illustrer un tel phénomène, (la crise de la tradition chrétienne) il faut remonter à la période antérieure aux Lumières, en particulier à la révolution de la pensée philosophique opérée par Descartes. Le «cogito, ergo sum» -«Je pense donc je suis»- apporta un bouleversement dans la manière de faire de la philosophie. Dans la période pré-cartésienne, la philosophie, et donc le cogito, ou plutôt le cognosco (&#8220;je connais&#8221;), étaient subordonnés à l&#8217;esse (l&#8217;être), qui était considéré comme quelque chose de primordial. Pour Descartes, à l&#8217;inverse, l&#8217;esse apparaissait secondaire, tandis qu&#8217;il considérait le cogito comme primordial. Ainsi, non seulement on opérait un changement de direction dans la façon de faire de la philosophie, mais on abandonnait de manière décisive ce que la philosophie avait été jusque-là, en particulier la philosophie de saint Thomas d&#8217;Aquin : la philosophie de l&#8217;esse. Auparavant, tout était interprété dans la perspective de l&#8217;esse et l&#8217;on cherchait une explication de tout selon cette perspective. (…). Le «cogito, ergo sum» portait en lui la rupture avec cette ligne de pensée. L&#8217;ens cogitans (être pensant) devenait désormais primordial. Après Descartes, la philosophie devient une science de la pure pensée : tout ce qui est esse — tout autant le monde créé que le Créateur — se situe dans le champ du cogito, en tant que contenu de la conscience humaine. La philosophie s&#8217;occupe des êtres en tant que contenus de la conscience, et non en tant qu&#8217;existants en dehors d&#8217;elle</em>&#8220;. </p>
<p>Jean-Paul II, &#8220;Mémoire et identité&#8221;, pp. 20-21.</p></blockquote>
<p>En rejetant Dieu en tant que Créateur, on a détruit “<em>la source de détermination de ce qui est bien et mal</em>” et rendu possible les idéologies du mal que sont le nazisme et le marxisme et leur cortège d&#8217;exterminations. Pour Jean-Paul, la fin des idéologies n&#8217;a pas mis fin au danger. La menace totalitaire est toujours présente, et l&#8217;idéologie du Mal se présente aujourd&#8217;hui sous des formes plus insidieuses, mais non moins dangereuses. Et le Pape de dénoncer la légalisation de l&#8217;avortement, rappelant qu&#8217;il <em>s&#8217;agit encore une fois d&#8217;une extermination décidée par des Parlements élus démocratiquement</em>”, sans oublier :</p>
<blockquote><p>&#8220;<em>D&#8217;autres formes de violation de la loi de Dieu ne manquent pas non plus. Je pense par exemple aux fortes pressions du Parlement européen pour que soient reconnues les unions homosexuelles comme une forme alternative de famille, à laquelle reviendrait aussi le droit d&#8217;adopter. On peut et même on doit se poser la question de savoir s&#8217;il ne s&#8217;agit pas, ici encore, d&#8217;une nouvelle “idéologie du mal”, peut-être plus insidieuse et plus occulte</em>…”</p></blockquote>
<p>Après Descartes, la religion devient questionnable. Aucune vérité universelle ne peut s&#8217;imposer contre le pouvoir critique de la raison.</p>
<blockquote><p>La prétendue preuve rationnelle de l’existence de Dieu démystifie et désacralise la religion et introduit le ver philosophique du doute dans le fruit de la vérité révélée absolue. Le conflit entre foi et raison ressurgit aussitôt : il faut que la raison abdique de son pouvoir de démonstrativité ou de preuve ontologique pour que la vérité de la foi, comme croyance absolue de la vérité absolue de l’existence de Dieu, puisse s’affirmer, y compris contre elle, comme l’avait compris Pascal. <sup><a href="#footnote-1-304" id="footnote-link-1-304" title="See the footnote.">1</a></sup></p></blockquote>
<p><strong>Benoît XVI et la soumission de la raison à la foi </strong></p>
<p>Benoît XVI affirme que l’existence de Dieu est plus qu’une simple croyance subjective non démontrée mais qu’elle est l’objet d’une révélation (foi) qui en fait une vérité indémontrable objective. Ainsi, l’intensité de la foi suffirait sur le plan rationnel à établir la vérité de son contenu. Est-ce à dire pour autant que pour l&#8217;Eglise, raison et foi sont exclusives l&#8217;une de l&#8217;autre ? En réalité, les choses sont moins simples qu&#8217;on pourrait le penser.</p>
<blockquote><p>l’Église enseigne depuis bien longtemps que « Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées »1. Que signifie donc cet article ? L’Église aurait-elle oublié d’effacer un vieil article sans grande importance dont les progrès rationnels nous permettraient aujourd’hui de mesurer l’erreur ? Le Catéchisme n’a pourtant pas l’air de considérer que cette capacité est sans importance : « En défendant la capacité de la raison humaine de connaître Dieu, l’Église exprime sa confiance en la possibilité de parler de Dieu à tous les hommes et avec tous les hommes », « sans cette capacité, l’homme ne pourrait accueillir la révélation de Dieu ». <sup><a href="#footnote-2-304" id="footnote-link-2-304" title="See the footnote.">2</a></sup></p></blockquote>
<p>Ne voir dans le discours de l&#8217;Eglise catholique sur Foi et Raison qu&#8217;un réarmement spirituel et intellectuel contre la déchristianisation, et une tentative de réactiver le thomisme garant de la soumission de la raison à la foi, serait par trop réducteur. L&#8217;enjeu d&#8217;une réflexion approfondie sur le rapport entre foi et raison dépasse le seul domaine religieux. </p>
<p>Les nations qui se réclament de l&#8217;héritage culturel et spirituel du christianisme pour affirmer leur identité ne peuvent se contenter de l&#8217;abandonner aux extrémistes qui prétendent y trouver la caution idéologique dont ils ont besoin pour exacerber le populisme et encourager la résurgence de l&#8217;intolérance dont ils ont fait leur fonds de commerce. L&#8217;affirmation de la foi chrétienne ne saurait justifier le mépris de l&#8217;Autre.</p>
<p>De même, &#8216;au sein de l&#8217;Europe d&#8217;héritage chrétien, la défense de valeurs catholiques ne peut faire systématiquement obstacle à la conquête des droits individuels et collectifs de ceux qui durent lutter contre l&#8217;Eglise pour les conquérir, et doivent encore lutter pour les faire respecter. </p>
<p>Pour autant, l&#8217;érosion accélérée de l&#8217;influence de l&#8217;Eglise dans nos sociétés marquées par le doute radical envers la transcendance, et l&#8217;inexorable émancipation des consciences et des moeurs de l&#8217;autorité religieuse, n&#8217;implique nullement la fin de la religion, même si les sacrements sont moins la scansion d&#8217;une vie spirituelle active, que les marqueurs culturels d&#8217;une identité religieuse qui ne s&#8217;exprime plus qu&#8217;à l&#8217;occasion des grands moments de la vie : le  baptême, le mariage, la mort.</p>
<p>&#8220;Le pape incite les croyants à toujours plus et à toujours mieux se servir des lumières naturelles de la raison afin que la foi puisse s’affermir, se développer et les incroyants à ne pas idolâtrer la raison, à ne pas en rester à des préjugés et des distinctions de sphères abusives. À l’horizon de la question « foi et raison », se trouve posée celle de la nature humaine, de son identité profonde et celle d’une réactualisation de tous nos choix de vie&#8221;.</p>
<p>En cette période troublée marquée par de profondes mutations qui annoncent un changement civilisationnel, interroger les valeurs du christianisme confine à l&#8217;examen de conscience. Faillir dans le dialogue entre foi et raison menacerait l&#8217;humanisme, et ultimement, mettrait le projet démocratique en péril.</p>
<p>Au cours de sa conférence au Collège des Bernardins, Benoît XVII déclara en conclusion :</p>
<blockquote><p>« Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. [...] Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves.»</p></blockquote>
<p>Conférence de Benoît XVI au Collège des Bernardins le 12 septembre 2008</p>
<p><object id="mediaplayer3385830918" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="320" height="265"><param name="movie" value="http://www.gloria.tv/media/94052/embed/true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed src="http://www.gloria.tv/media/94052/embed/true" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="265" flashvars="media=94052&amp;embed=true" quality="high" scale="noborder" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<br /><ol class="footnotes"><li id="footnote-1-304"><a href="http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/de-descartes-a-benoit-xvi-ou-de-l-44432">De Descartes à Benoît XVI ou de l’impossibilité de concilier rationnellement foi et raison</a> par Sylvain Reboul  [<a href="#footnote-link-1-304">back</a>]</li><li id="footnote-2-304"> 1Cc. Vatican I : DS 3004, Catéchisme de l’Église catholique [CEC] § 36.<br />
source : Faut-il abandonner l’existence de Dieu ?, par Jean-Baptiste Guillon in <a href="http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/noel08/seneve.pdf">Foi et Raison Noël 2008</a> (pdf) Sénévé, Journal des Aumoneries   [<a href="#footnote-link-2-304">back</a>]</li></ol><p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/08/14/descartes-porteur-dune-devastation-des-consciences/">Descartes, porteur d&#8217;une &#8220;dévastation des consciences&#8221; ?</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.netlexfrance.net/2011/08/14/descartes-porteur-dune-devastation-des-consciences/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les communautariens ou la priorité du bien sur le juste</title>
		<link>http://www.netlexfrance.net/2011/05/20/les-communautariens-ou-la-priorite-du-bien-sur-le-juste/</link>
		<comments>http://www.netlexfrance.net/2011/05/20/les-communautariens-ou-la-priorite-du-bien-sur-le-juste/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 May 2011 02:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>netlex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées & opinions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.netlexfrance.net/?p=109</guid>
		<description><![CDATA[<blockquote><p><strong>Le communautarisme ou le libéralisme ancré dans le lien social</strong></p>
<p><em>Barack Obama serait donc, en premier lieu, communautarien. Loin d’avoir la connotation péjorative que recouvre le mot en français, le « communautarisme » évoque aux États-Unis plutôt ce que l’on appelait sous la Troisième république le « solidarisme ». Outre-Atlantique, la philosophie dite communautarienne, élaborée par des penseurs comme Michael Sandel et Charles Taylor, s’est présentée comme un correctif à la philosophie libérale de John Rawls. Si ce dernier, pour définir la justice, imaginait des individus sans attaches, définissant leurs droits et leurs devoirs à la lumière de leurs seuls intérêts, les communautariens répliquent que cette thèse néglige le fait que nous sommes incapables de déterminer nos préférences si nous ne souscrivons pas à des valeurs, qui nous viennent de notre inscription dans le social. Le communautarisme, en somme, est un libéralisme défendant une conception forte du lien social. D’autre part, cette philosophie considère que la vie civique et la participation politique ne sont pas des biens comme des autres : ce sont les valeurs constitutives de la démocratie, que celle-ci doit impérativement privilégier. Pour ces raisons, le communautarisme est, dans certaines de ses manifestations, dénommé « républicanisme civique » : dans la mesure où il privilégie la vie en commun, la participation aux affaires collectives, le communautarisme et le républicanisme marchent ensemble (contrairement au discours français, qui tend à les opposer).</em></p></blockquote>
<p>_____________________________</p>
<p><a href="http://www.laviedesidees.fr/Obama-philosophe.html">Obama philosophe</a> par Michael C. Behrent [10-05-2011] in La Vie des idées, à propos du livre &#8220;Reading Obama&#8221; de <a href="http://">James Kloppenberg</a> (chairman of Political History in Harvard)</p>
<p>Pour Kloppenberg, Obama est écartelé entre l’universalisme et le  particularisme, le désir d’appartenance prisé par les communautariens et  la reconnaissance pragmatiste de la contingence des valeurs.</p>
<p><a href="http://www.charlierose.com/view/interview/11285#frame_top">James Kloppenberg discusses his book &#8216;Reading Obama&#8217;interview</a> by Charlie Rose</p>
<p>- Political science and political philosophy</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Sandel">Michael Sandel</a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Taylor_%28philosopher%29">Charles Taylor</a></p>
<p><strong>Critiques communautariennes de Rawls</strong></p>
<p>Le terme « communautariens » désigne initialement  un groupe informel d’auteurs d’expression anglaise (Alasdair MacIntyre,  Michael Sandel, Charles Taylor et Michael Walzer, principalement).</p>
<p><span>Selon  les termes     employés après Rawls par l&#8217;auteur canadien Charles Taylor, les  libéraux affirment « <em>la priorité du juste sur le bien</em> », tandis que  communautariens affirment la priorité du bien sur le juste.</span></p>
<blockquote><p><em>l’individu  affirmé par le libéralisme, explique Michael Sandel dans un ouvrage  fondamental pour le développement de la critique communautarienne, Le Libéralisme et les limites de la justice, est une abstraction. Les auteurs libéraux     estiment en effet que le choix de déterminer son bien propre échoit à  chaque individu, tandis que la représentation que les communautariens  se font de ce dernier est comme un point d&#8217;appui     incertain, sinon illusoire. Selon eux, l&#8217;individu postulé par le  libéralisme se trouve de fait dépouillé de ses appartenances,  c&#8217;est-à-dire de tout ce qui lui permet de s&#8217;identifier. L&#8217;idée qu&#8217;il effectue des choix n&#8217;a aucun sens car il ne sait plus pourquoi il agit. Par suite,  il     existe une contradiction indépassable entre les postulats libéraux  et l&#8217;idéal d&#8217;une théorie de la justice sociale. Les individus en  souffrance d&#8217;identification ne sauraient discerner les politiques publiques obéissant au second principe de Rawls, qui  explique que seules les inégalités favorables au plus grand nombre  doivent être tolérées. Telles sont les « limites de la     justice » dont parle Sandel.</em></p></blockquote>
<p><a href="http://tumultieordini.over-blog.com/article-les-critiques-communautariennes-de-rawls-46972036-comments.html">Les critiques communautariennes de Rawls</a></p>
<p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/05/20/les-communautariens-ou-la-priorite-du-bien-sur-le-juste/">Les communautariens ou la priorité du bien sur le juste</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
<div style="display:block"><small><em>posted in <a href="http://www.netlexfrance.net/category/idees/">Idées &amp; opinions</a> by Netlex <br />&copy;2012 <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a>. All Rights Reserved.</em></small></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Le communautarisme ou le libéralisme ancré dans le lien social</strong></p>
<p><em>Barack Obama serait donc, en premier lieu, communautarien. Loin d’avoir la connotation péjorative que recouvre le mot en français, le « communautarisme » évoque aux États-Unis plutôt ce que l’on appelait sous la Troisième république le « solidarisme ». Outre-Atlantique, la philosophie dite communautarienne, élaborée par des penseurs comme Michael Sandel et Charles Taylor, s’est présentée comme un correctif à la philosophie libérale de John Rawls. Si ce dernier, pour définir la justice, imaginait des individus sans attaches, définissant leurs droits et leurs devoirs à la lumière de leurs seuls intérêts, les communautariens répliquent que cette thèse néglige le fait que nous sommes incapables de déterminer nos préférences si nous ne souscrivons pas à des valeurs, qui nous viennent de notre inscription dans le social. Le communautarisme, en somme, est un libéralisme défendant une conception forte du lien social. D’autre part, cette philosophie considère que la vie civique et la participation politique ne sont pas des biens comme des autres : ce sont les valeurs constitutives de la démocratie, que celle-ci doit impérativement privilégier. Pour ces raisons, le communautarisme est, dans certaines de ses manifestations, dénommé « républicanisme civique » : dans la mesure où il privilégie la vie en commun, la participation aux affaires collectives, le communautarisme et le républicanisme marchent ensemble (contrairement au discours français, qui tend à les opposer).</em></p></blockquote>
<p>_____________________________</p>
<p><a href="http://www.laviedesidees.fr/Obama-philosophe.html">Obama philosophe</a> par Michael C. Behrent [10-05-2011] in La Vie des idées, à propos du livre &#8220;Reading Obama&#8221; de <a href="http://">James Kloppenberg</a> (chairman of Political History in Harvard)</p>
<p>Pour Kloppenberg, Obama est écartelé entre l’universalisme et le  particularisme, le désir d’appartenance prisé par les communautariens et  la reconnaissance pragmatiste de la contingence des valeurs.</p>
<p><a href="http://www.charlierose.com/view/interview/11285#frame_top">James Kloppenberg discusses his book &#8216;Reading Obama&#8217;interview</a> by Charlie Rose</p>
<p>- Political science and political philosophy</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Sandel">Michael Sandel</a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Taylor_%28philosopher%29">Charles Taylor</a></p>
<p><strong>Critiques communautariennes de Rawls</strong></p>
<p>Le terme « communautariens » désigne initialement  un groupe informel d’auteurs d’expression anglaise (Alasdair MacIntyre,  Michael Sandel, Charles Taylor et Michael Walzer, principalement).</p>
<p><span>Selon  les termes     employés après Rawls par l&#8217;auteur canadien Charles Taylor, les  libéraux affirment « <em>la priorité du juste sur le bien</em> », tandis que  communautariens affirment la priorité du bien sur le juste.</span></p>
<blockquote><p><em>l’individu  affirmé par le libéralisme, explique Michael Sandel dans un ouvrage  fondamental pour le développement de la critique communautarienne, Le Libéralisme et les limites de la justice, est une abstraction. Les auteurs libéraux     estiment en effet que le choix de déterminer son bien propre échoit à  chaque individu, tandis que la représentation que les communautariens  se font de ce dernier est comme un point d&#8217;appui     incertain, sinon illusoire. Selon eux, l&#8217;individu postulé par le  libéralisme se trouve de fait dépouillé de ses appartenances,  c&#8217;est-à-dire de tout ce qui lui permet de s&#8217;identifier. L&#8217;idée qu&#8217;il effectue des choix n&#8217;a aucun sens car il ne sait plus pourquoi il agit. Par suite,  il     existe une contradiction indépassable entre les postulats libéraux  et l&#8217;idéal d&#8217;une théorie de la justice sociale. Les individus en  souffrance d&#8217;identification ne sauraient discerner les politiques publiques obéissant au second principe de Rawls, qui  explique que seules les inégalités favorables au plus grand nombre  doivent être tolérées. Telles sont les « limites de la     justice » dont parle Sandel.</em></p></blockquote>
<p><a href="http://tumultieordini.over-blog.com/article-les-critiques-communautariennes-de-rawls-46972036-comments.html">Les critiques communautariennes de Rawls</a></p>
<p><a href="http://www.netlexfrance.net/2011/05/20/les-communautariens-ou-la-priorite-du-bien-sur-le-juste/">Les communautariens ou la priorité du bien sur le juste</a> is a post from: <a href="http://www.netlexfrance.net">Netlex Focus</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.netlexfrance.net/2011/05/20/les-communautariens-ou-la-priorite-du-bien-sur-le-juste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

